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Vu d'Allemagne

Terreur à Istanbul, terreur au Caire

Les journaux allemands reviennent ce lundi sur les meurtriers attentats terroristes de samedi à Istanbul en Turquie et de dimanche au Caire en Egypte.

Quarante-quatre morts, cent cinquante blessés, dont de nombreux policiers, tel est le bilan du double attentat perpétré près d'un stade de football à Istanbul après un match du championnat de Turquie. Attentat revendiqué par le groupuscule extrémiste kurde TAK (Faucons pour la liberté du Kurdistan), proche du PKK, ( Parti des travailleurs du Kurdistan) qui, après une trêve de deux ans, a repris cette année la lutte armée contre le régime d’Ankara.

"De nombreux partisans du PKK soutiennent le terrorisme et parlent d’un „combat armé légitime“ d’une „lutte contre le Mal“ , de „Résistance“ - comme si les assassinats aveugles de policiers et de civils pouvaient être justifiés d’une quelconque manière, comme si les meurtriers avaient agi en héros, critique le magazine Der Spiegel qui poursuit : "Un meurtrier reste un meurtrier et un terroriste, un terroriste ! La violence ne peut se justifier par  l’incapacité de mettre en place une opposition démocratique forte", souligne l’éditorialiste… 

Türkei Istanbul nach den Anschlägen (Reuters/Handout /Presidential Palace/K. Ozer)

Le président turc Recip Tayyip Erdogan au chevet d'un blessé du dernier attentat d'Istanbul

De son côté, le quotidien Hannoversche Allgemeine Zeitung estime que : " Même si l’on désapprouve la conduite de plus en plus autoritaire du président turc, la Turquie mérite la solidarité sans partage de l’Europe dans la lutte contre le terrorisme. Et là, la glorification du PKK qualifié par certains médias de „mouvement de lutte pour la liberté“ doit enfin cesser. Le PKK doit être traité pour ce qu’il est et comme classé officiellement par l’Union européenne : à savoir une organisation terroriste interdite !"

PKK Kämpfer Qandil Gebirge (DW/K.Zurutuza)

Combattants kurdes du PKK , parti classé "terroriste" par la Turquie, mais aussi par l'Union européenne et les Etats-Unis

 "Il ne se passe guère un mois sans que des citoyens turcs ne doivent enterrer des proches, victimes de meurtres de masse. Aucun autre pays en Europe ne souffre autant du terrorisme", constate le quotidien Landeszeitung.  Le journal rappelle les plans du président turc Recep Tayyip Erdogan qui veut transformer la démocratie parlementaire en un système présidentiel: "Si la moitié de la population a approuvé le vaste démontage de la démocratie turque, cela était lié à la promesse que "l’homme fort du Bosphore" mette hors d’état de nuire putschistes et terroristes. En fait maintenant", conclut le quotidien régional de Lunebourg, "l’échec d’Erdogan dans de nombreux domaines fait que plus personne en Turquie ne peut vivre en sécurité !" 

 

Autre pays, autre attentat... 

 

Au moins vingt-cinq morts, une  cinquantaine de blessés tel est le bilan d’un autre attentat, celui perpétré dimanche dans la cathédrale copte du Caire, en Egypte.

" La mort de douzaines de personnes sans défense dimanche au Caire ne restera pas le dernier acte de ce processus apparemment inéluctable qu’est la destruction croissante de la présence chrétienne millénaire au Proche et Moyen Orient," redoute la FAZ, la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Ägypten Beerdigung & Trauerfeier nach Anschlag auf koptische Christen in Kairo (Getty Images/AFP/K. Desouki)

Cérémonie funèbre pour les victimes de l'attentat contre des chrétiens coptes au Caire

"De l’Egypte à l’Irak, en passant par la Syrie, les Chrétiens  paient un lourd tribut, parce que face à un Islam sunnite de plus en plus militant, ils ont préféré se ranger du côté de Saddam Hussein, des militaires égyptiens de Moubarak à Al Sissi et même de Bachar al Assad. Mais, ont- ils jamais eu un autre choix – depuis la violente expansion de l’Islam au septième siècle – que de chercher la protection du plus fort ? s’interroge l’éditorialiste. "Ni les Perses, ni les Arabes, ni les Ottomans, et encore moins les nationalismes arabes du 20. siècle n’ont été aussi dangereux pour eux que le combat des différents islamismes pour parvenir à l’hégémonie religieuse et politique au début de ce 21. siècle !", conclut le quotidien de Francfort...

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