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Afrique

Tensions en Libye

Plus d'un an après la chute du régime de Mouammar Kadhafi, la Libye est de nouveau le théâtre de revendications. Des hommes armés cernent le siège du ministère des Affaires étrangères. Des négociations sont en vue.

Des miliciens devant le siège du ministére

Des miliciens devant le siège du ministére

C'est depuis hier, dimanche, que le siège a commencé. Une trentaine de pick-up, dont plusieurs armés de canons anti-aériens, ainsi que des dizaines d'hommes armés refusent de quitter l'entrée du ministère. Leur principale revendication : l'exclusion des ex-collaborateurs de l'ancien régime toujours en fonction. Et pour se faire encore mieux comprendre, Des pancartes portant des inscriptions exigeant l'adoption de la loi de l'exclusion politique des collaborateurs du régime déchu, étaient accrochées au portail du bâtiment.

Adel al Ghiryani membre du conseil suprême de la révolution libyenne donne un point de presse en face du ministère des Affaires étrangères

Adel al Ghiryani membre du conseil suprême de la révolution libyenne donne un point de presse en face du ministère des Affaires étrangères

Une loi qui fait polémique

Le vote par le Congrès général national (CGN) du projet de loi de l'exclusion politique des anciens collaborateurs de Mouammar Kadhafi pose visiblement problème. Le texte en examen par le CGN, la plus haute autorité politique de Libye, provoque des remous au sein de la classe politique libyenne. Et pour cause: si elle venait à être adoptée, cette loi risquerait d'écarter plusieurs hauts responsables du pays de leur fonction.

Alors que certains semblent réticents, d'autres voix s'élèvent donc pour réclamer l'adoption rapide de cette loi. Récemment, les membres du conseil ont même été pris pour cible par des manifestants qui les avaient encerclés durant plusieurs heures. Après la levée du siège, le cortège du président du Congrès, Mohamed al-Megaryef avait essuyé des tirs sans toute fois qu'il n'y ait de victime.

En ce qui concerne les événements de dimanche à lundi, le Premier ministre Ali Zeidan a déploré hier devant la presse le siège du ministère. Il a par ailleurs appelé la population à appuyer le gouvernement face aux groupes armés qui, dit-il, veulent déstabiliser le pays.

Selon un membre du collectif des protestataires, des pourparlers devraient s'engager dans les heures à venir avec des responsables du ministère.

Dans ce contexte tendu, écoutez l'analyse de Riadh Sidaoui, directeur du CARAPS, le Centre Arabe de Recherche et d'Analyse politique basé à Genève.

Écouter l'audio 02:01

"Les Libyens n'ont pas aujourd'hui cette armée nationale forte qui pourrait stabiliser le pays"

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