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Vu d'Allemagne

Tenir ses promesses...

La presse allemande revient aujourd'hui, entre autres, sur la libération par Israël de prisonniers palestiniens, et sur l'asile accordé aux employés afghans de la Bundeswehr, l'armée allemande.

La Bundeswehr n'abandonne pas ses auxiliaires afghans à un sort incertain

La Bundeswehr n'abandonne pas ses auxiliaires afghans à un sort incertain

« Nous ne laisserons pas tomber les Afghans, même après 2014 », cette déclaration a été répétée à l'envi comme un mantra par les hommes politiques allemands, rappelle la Süddeutsche Zeitung. En assouplissant sa règlementation sur le droit d'asile au bénéfice de ses auxiliaires afghans, le gouvernement allemand remplit ici une promesse qui autrement, aurait été source de honte. L'armée allemande n'abandonne donc pas derrière elle tous ceux sans lesquels sa mission sur les bords de l'Hindu Kush n'aurait pas été possible. Mais Berlin avoue en même temps que les forces de la coalition ne laisseront pas derrière elles un pays stabilisé et que le danger représenté par les talibans reste actuel.

Letzte deutsche Soldaten aus Kundus abgezogen

Que va devenir l'Afghanistan après le départ des forces de la coalition ?

Certes, l'Allemagne ne peut pas accueillir tous les Afghans qui souhaitent quitter leur pays lors du départ des troupes occidentales, souligne la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Mais il est juste et bon que tous les personnels et leurs familles qui ont aidé la Bundeswehr à accomplir ses missions en Afghanistan, trouvent refuge en Allemagne. Pour les talibans en effet, ces interprètes et autres auxiliaires sont des collaborateurs qui ne méritent que la torture et la mort.

Le quotidien de Francfort revient également dans ses colonnes sur la libération par Israël de 26 prisonniers palestiniens. Benjamin Netanyahu affronte ainsi de fortes critiques, même au sein de son propre camp. Pour le chef du gouvernement israélien, ce geste est seulement destiné à relancer les négociations avec les Palestiniens, même si les colonies illégales israéliennes continuent. Pour Mahmoud Abbas, le président palestinien, c'est un succès populaire dont il a un urgent besoin.

Benjamin Netanjahu

Benjamin Netanjahu sait louvoyer entre les écueils du processus de paix israélo-palestinien

Ce qui fait dire à die tageszeitung : c'est le moins mauvais choix pour Israël, car ses conséquences sont mineures. Âgés de 45 à 60 ans, ces prisonniers sont trop vieux pour remonter au front du terrorisme. Pour Netanyahu, ce geste donne une apparence de succès à la récente mission du ministre américain des Affaires étrangères venu relancer les négociations de paix. Mais surtout, il lui permet de ne pas arrêter la construction de colonies juives en territoire palestinien ni de reconnaître la ligne de cessez-le-feu de 1967 comme point de départ des négociations de paix. Deux sujets sur lesquels l'état hébreu reste intransigeant, conclut le quotidien de Berlin.

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