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Afrique

Tchad: les activistes transférés pour interrogatoire

Les trois militants arrêtés ces dernières semaines ont été transférés à la police judiciaire pour interrogatoire. Leur avocat denonce la mauvaise foi des autorités qui tardent à déférer ses clients devant la justice.

Écouter l'audio 02:27

"On ne sait même pas quel est le chef d'accusation"

Les trois activistes de la société civile arrêtés successivement ces trois dernières semaines et détenus dans des lieux inconnus, doivent être déférés  au Parquet de la République à N'Djamena. Mais pour le moment, ils sont encore interrogés par la police. Cet interrogatoire a débuté lundi dans les locaux de la police judicaire, mais selon le code pénal tchadien, l'officier de police dispose de 48 heures pour produire le procès verbal de l’interrogatoire avant de transmettre le dossier des prévenus au Parquet de la République.

Lenteur dans l'interrogatoire 

Pour l’instant, rien n'a encore filtré sur les raisons qui ont conduit à l'arrestation de Nadjo Kaina et Bertrand Solo, du mouvement citoyen IYINA, les 6 et 15 avril... et de Dingamnayel Nelly Versinis, du Collectif tchadien contre la Vie chère, arrêté lui le 12 avril. Et cela révolte leur avocat, Maître Midaye Guerimbaye. Celui-ci a pu voir ses clients, il dénonce la mauvaise foi des autorités.

"On ne sait même pas quel est le chef d'accusation. Les policiers les ont interrogés toute la nuit, donc théoriquement ils auraient dû être déférés ce matin."

Le dossier "évolue normalement"

Alors que les trois activistes ont été détenus dans des lieux secrets jusqu'à leur interrogatoire, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Mahmat Ahmat Hassane, estime que la procédure suit son cours normal. Tout en affirmant s'être impliqué personnellement pour que les activistes réapparaissent, il ne souhaite pas commenter l'instruction.

"Ils sont libres de jouir de tous les droits comme tout autre justiciable de droit commun. Le procureur est saisi, la police judiciaire les écoute, la procédure suit son cours."

L’organisation Amnesty International, de son côté, a dénoncé la détention illégale et irrégulière des trois activistes tchadiens. L'organisation de défense des droits humains appelle les autorités tchadiennes à les libérer sans condition.

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