1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Afrique

Tchad: deux ministres limogés pour malversations

Un décret a mis fin aux fonctions de David Houdeingar et Hamid Mahamat Dahlop, respectivement ministre des Mines, de la géologie et ministre de l’Aménagement du territoire, de l’habitat et de l’urbanisme.

David Houndeingar maîtrise bien les arcanes du pouvoir d’Idriss Deby. Plusieurs fois ministre, secrétaire général de la présidence, il est considéré comme étant l’une des éminences grises du régime de N’Djaména. En dépit de sa gestion controversée de la Coton-Tchad, la nomination de l'ancien président du Conseil constitutionnel David Houndeingar à la tête du  très stratégique ministère des Mines et de la Géologie a plutôt été perçue comme le couronnement d'une carrière bien remplie. Car l’homme, dont la discrétion est reconnue de tous, faisait partie jusqu’à son limogeage du cercle restreint d’Idriss Déby Itno. 

Le cas Hamid Mahamat Dahalob

Contrairement à David Houdeingar, le président du MDST, le Mouvement pour la démocratie et le socialisme au Tchad, Hamid Mahamat Dahalob, est surtout réputé pour sa versatilité et sa transhumance en politique. En 2006, il était le porte-parole de la CPDC, la coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution. Contre toute attente, il décide en 2011 de quitter ce regroupement politique pour soutenir la candidature du président Déby à la présidentielle qui a eu lieu la même année et qui est boycottée par les principales figures de l’opposition.

Mais pour Younous Mahadjir, secrétaire général de l'Union des Syndicats des Travailleurs du Tchad, le limogeage d'Hamid Mahamat Dahalob - nommé en février dernier - ne peut être lié à une affaire de corruption. Hamid Mahamat Dahalob a occupé trois portefeuilles - Aménagement du Territoire, Décentralisation, Commerce et Industrie. De nombreux observateurs estiment que les raisons de son limogeage pourraient être liées à des malversations financières dont sont accusés plusieurs membres du gouvernement tchadien. Alors que le Tchad continue de subir de plein fouet la chute des cours du pétrole, dont l’économie nationale est largement tributaire.

 

default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !