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Afrique

Tchad : bras de fer musclé entre étudiants et autorités

Au Tchad, la situation est tendue entre étudiants et autorités en charge de l'enseignement supérieur. Désormais les étudiants n’auront plus leurs bourses de 30.000 FCFA, ils devront payer 50.000FCFA leurs inscriptions.

Écouter l'audio 02:03

"Les étudiants tchadiens sont prêts à défendre l'avenir de ce pays" (Guelem Richard)

Il s’agit d’une décision du ministre de l'Enseignement supérieur, Professeur Makaye Hassane Taïsso, pour  juguler la crise économique qui secoue le pays depuis 2016 et faire fonctionner les œuvres universitaires. Mais les étudiants ont décidé de se faire entendre par tous les moyens pour obtenir l'annulation de cette mesure.

Les étudiants n'en démordent pas

Ils sont plus de 41.000 étudiants concernés par la décision du ministre, celle de payer 50.000 FCFA comme frais d’inscription. Une décision contestée par les étudiants, qui déclarent ne pas être prêts à payer cet argent. Guelem Richard est le président de l'Union des étudiants. Il explique : "Il n’y a aucun document juridique indiquant une inscription à 50.000 . Cette crise que vit notre nation, les étudiants ne sont impliqués ni de près ni de loin. Tout a été pillé dans ce pays. Ce qui nous reste c’est l’école et les étudiants tchadiens sont prêts à défendre l’avenir de ce pays, parce que l’avenir d’une nation passe toujours par la formation et surtout la formation supérieure".

Une mesure largement contestée

Chantaline est étudiante en sociologie. Venue de Moundou à plus de 500 kilomètres au sud du Tchad pour s’inscrire à N’Djamena, elle voit son rêve de continuer les études se briser à cause des conditions qui ne sont pas réunies dans sa faculté. "Les amphithéâtres sont sans électricité, il fait extrêmement chaud, on transpire beaucoup et on supporte très mal. Nos universités sont sans bibliothèques, sans laboratoires," déplore l’étudiante.

Le secrétaire aux relations extérieures du Syndicat National des Enseignants chercheurs du Supérieur (Synecs), estime que le Tchad n’est pas prêt à imposer les frais d’inscriptions à hauteur de 50.000. "Je sais comment le Cameroun est arrivé à payer 50.000 FCFA. Le Tchad s’est réveillé aujourd’hui, on demande aux enfants de payer 50.000 FCFA. Ce n’est pas possible," s’indigne Dr Faustin Dingamnarbé du Synecs.

Exiger 50.000 FCFA pourrait engendrer des conséquences, selon Dr Évariste Ngarlem Toldé, enseignant-chercheur à l’Université de N’Djamena.

 "C’est une façon de dire que l’école n’est plus faite pour les pauvres. Cela va poser certainement des problèmes, des remous sociaux. Tel que nous connaissons la mentalité de nos enfants, c’est un coup dur qui sera porté à l’enseignement supérieur," conclut-il.

La rentrée universitaire 2017-2018 n’est pas encore effective. Alors que dans certaines facultés, les étudiants n’ont pas encore terminé l’année académique 2016-2017.

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