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Afrique

Syrte, un an après la mort de Kadhafi

Les Libyens célèbrent samedi le 1er anniversaire de la mort de Mouammar Kadhafi. Malgré le processus de démocratisation du pays, le fief de l'ex-guide, Syrte, a bien du mal à se tourner vers l’avenir.

Elle l'a vu naître et mourir. L'image de Syrte reste indubitablement liée à Mouammar Kadhafi. Si plus aucun drapeau vert ne flotte au dessus des toits de cet ancien fief kadhafiste, au centre de la côte libyenne, les drapeaux de la révolution ne font toujours pas légion.

C'est à Syrte que Mouammar Kadhafi s'était réfugié, dans ce tunnel, avant d'être attrapé et tué

C'est à Syrte que Mouammar Kadhafi s'était réfugié, dans ce tunnel, avant d'être attrapé et tué

La ville semble tout de même suivre le processus de démocratisation engagé par le gouvernement libyen. L'université, par exemple, a rouvert ses portes avec quelques changements. « Le gouvernement de transition a décidé que tous les professeurs de sciences politiques et des pensées de Kadhafi doivent rester à la maison tout en touchant leur salaire, au moins la première année, explique son président Moussa Mohamed. Quelques uns seront convoqués devant une cours de justice. Si l'on découvre qu'ils ont commis des crimes contre les Libyens, ils seront punis. S'ils sont innocents, ils retourneront dans les écoles. »

Encore beaucoup d'admirateurs de Kadhafi

Le prédécesseur de Moussa Mohamed serait actuellement en exil en Egypte, comme beaucoup de kadhafistes. Le spectre de l'ancien dictateur n'en reste pas moins présent à Syrte. Ali Aljrami, un jeune révolutionnaire qui a grandi dans la ville, pense qu'il faudra du temps pour que les esprits évoluent.

Il y a un an, les Libyens célébraient leur révolution et la chute du guide

Il y a un an, les Libyens célébraient leur révolution et la chute du guide

« Nous avons vécu trois mois sans télévision, raconte-t-il. Nous ne savions rien de ce qu'il se passait à l'extérieur. Il n'y avait que la propagande : 'Kadhafi, Kadhafi ! La Révolution tue…' » Selon lui, de nombreux habitants de Syrte considèrent la révolution comme une « mauvaise chose » et aiment encore l'ex-dictateur libyen.

La ville a été particulièrement touchée par les bombardements de l'Otan et les combats entre rebelles et kadhafistes. Alors l'absence de soutien du gouvernement dans la reconstruction n'encourage pas les habitants à se tourner vers l'avenir, explique encore Ali Aljarami : « Nous ne voyons pas de nouvelles écoles, ni de nouveaux bâtiments. Les habitants de Syrte ne font toujours pas confiance au gouvernement parce qu'ils ne voient pas d'aide venant de lui. »

Le conseil local de Syrte dit avoir reçu quelques millions de dinars de la part gouvernement. Il en faudra des milliards pour remettre la ville sur pied.

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