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Afrique

Syrte, six ans après la mort de Kadhafi

Depuis la mort de l’ex-guide, cette ville était marginalisée jusqu'à l'arrivée de Daech. La ville a finalement été libérée en 2016 et aujourd’hui, la vie a repris tant bien que mal son cours.

Écouter l'audio 02:01

"La vie est de retour à Syrte” (Mahmoud Emsameen)

En effet, il y a un an, Syrte était encore une ligne de front. Mais aujourd’hui, dans les rues de Syrte, marquées par la guerre, les voitures circulent, on répare des bâtiments ou on décore une voiture pour un mariage. Entre 60 et 70% des habitants seraient rentrés chez eux, selon les responsables de la ville.

Mahmoud Emsameen, un notable de Syrte qui pendant la guerre, s’est occupé des réfugiés de la ville à Misrata, est attablé au café du club de foot. Il se dit tout à fait confiant concernant sa ville:

“La situation actuelle à Syrte est correcte. Les gens sont contents. La plupart des magasins ont rouverts et la vie est de retour à Syrte.”

Un grand nombre de logements ont cependant été détruits, tout particulièrement dans le quartier numéro 1 où l’Etat islamique s’était retranché à la fin des combats.

La vie a repris

En conduisant au cœur de cette zone, Mahmoud Emsameen désigne les maisons aujourd’hui habitées. Réparations faites à la hâte ou à peine entamées n’ont pas fait peur aux habitants.

“Il y a des familles qui vivent dans des maisons détruites", explique Mahmoud Emsameen. "Certaines vivent juste dans une pièce de la maison, parce que le reste est à terre. L’important pour eux était de rentrer.”

Schule in Libyen nach Gaddafi (DW)

Dans sa salle de sport rouverte dès avril, Ali Saleh regrette l’absence de l’Etat. Selon lui, les banques de la ville n’ont reçu qu’à deux reprises, depuis leur réouverture en mars, des liquidités de Tripoli. Les habitants doivent donc aller dans les villes voisines pour retirer de l’argent.

La sécurité est de retour

L’homme de 32 ans estime que ce sont les habitants qui portent la ville a bout de bras : “Quand nous sommes revenu à Syrte, personne ne nous a aidé. Nous avons nettoyé les rues nous-mêmes. Il n’y a ni fondation, ni organisation pour nous soutenir. Nous avons fait cela nous même parce que c’est notre ville.”

Ali Saleh reconnaît les difficultés qui sont autant matérielles que psychologiques. Le sportif avait arrêté toute activité pendant la période d'un an et demi qu’a duré l'occupation de Syrte puis la guerre.

Pour lui et ses camarades le sport est un moyen d'évacuer. La reprise a été pour lui salvatrice: “Notre moral a été complètement cassé. Nous avons abandonné nos maisons, notre argent et tout ce que nous avions. C’est pour cela que nous n’avions plus envie de faire du sport.

Avant d’ajouter, Mais, dieu merci, quand nous sommes revenus, nous avons repris le sport. Parfois, je ne me sens pas bien. Je viens ici et ensuite je me sens mieux.”

Si tous les habitants rencontrés se sentent en sécurité, la menace n’est pourtant pas totalement écartée. Fin septembre, l’armée américaine a d’ailleurs bombardé des djihadistes à moins de 200 kilomètres d’ici.

 

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