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Dossier

Syrie : réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU

139 personnes sont mortes dimanche, après une offensive militaire massive principalement à Hama, dans le centre de la Syrie – violences qui ont suscité de vives condamnations internationales.

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L'armée syrienne encercle Hama où décède dimanche une centaine de personnes

L'ambassade américaine à Damas parle d'une guerre totale du gouvernement syrien contre son propre peuple. L'Union européenne condamne le massacre perpétré dimanche à Hama surtout, mais également dans d'autres villes rebelles. Réclamées par Berlin, des consultations à huis clos devaient avoir lieu lundi soir au Conseil de sécurité de l'ONU.

Le contrôle de Hama avant le ramadan

Hama était assiégé depuis un mois. Les violences perpétrées par l'armée syrienne traduisent la volonté qu'avait le régime de Bachar al-Assad de reprendre la quatrième ville du pays avant le début du ramadan.

Syrien eingestellt 01.08.2011

Bachar al-Assad est de plus en plus isolé sur la scène internationale

Car, comme le souligne Volker Perthes, de la SWP (Stiftung Wissenschaft und Politik), le mois du ramadan qui commence ce lundi va être celui de tous les dangers :

«Je pense en effet que le ramadan va être décisif pour la Syrie. Il va en tous cas y avoir beaucoup plus de manifestations que d'habitude. Pendant un mois, la plupart des Syriens vont aller deux fois par jour à la mosquée, au lieu d'une fois par semaine. Et à chaque fois, cela va être l'occasion pour eux de se réunir et de manifester contre le régime. »

Nouvelles sanctions de l'Union européenne

Nouveau train de mesures restrictives en provenance de Bruxelles, le quatrième à l'encontre des dignitaires du régime depuis le début de la révolte, le 15 mars dernier. A la clé à nouveau : gel des avoirs et interdiction de voyager à l'encontre de cinq dirigeants. Le président syrien lui-même et des sociétés qui collaborent au régime ont déjà été sanctionnés. Depuis le début de la contestation, la répression a causé la mort d'environ 2000 personnes. Mais, selon Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l'Otan, les conditions ne sont pas réunies pour une intervention militaire sous l'égide des Nations unies. Cela dit, Volker Perthes de la SWP souligne que l'opposition syrienne ne souhaite pas, elle non plus, d'intervention militaire. Elle ne ferait que donner le l'eau au moulin de Bachar al-Assad qui soutient que la contestation est le fait de conspirateurs étrangers.

Auteur : Carine Debrabandère, dpa, zdf
Edition : Marie-Ange Pioerron

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