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Vu d'Allemagne

Suppression d'emplois à la Deutsche Bank

Le bilan annuel de la deutsche Bank, numéro un du secteur banquier en Allemagne, montre une augmentation du chiffre d’affaire de trois pourcents, soit près de 22 milliards d’euros en 2004. Mais sa valeur boursière reste moyenne par rapport à la concurrence internationale. D’où l’annonce hier de son PDG, Josef Ackermann, de poursuivre sa politique d’assainissement en supprimant 5200 postes. Les avis sont partagés quant à la pertinence d’une telle mesure. La presse allemande ce matin s’en fait l’écho.

Josef Ackermann

Josef Ackermann

Alors que les bénéfices de la Deutsche Bank connaissent une croissance spectaculaire il est prévu une suppression d’emplois. Cela va-t-il ensemble ? s’interroge la Frankfurter Rundschau. Dans le monde de Josef Ackermann oui. Là ou un taux de capitalisation de 25 % représente la priorité absolue, les salariés ne sont dans le meilleur des cas qu’un capital humain, dans le pire, qu’un facteur de coût. L’ambitieux PDG veut absolument atteindre son objectif avant la fin de l’année, sa réputation et donc sa carrière en dépens. Peu lui importe que des destins soient brisés au passage.

La Süddeutsche Zeitung, en revanche, se montre plus compréhensive. Depuis son arrivée Ackermann s’est certes déjà séparé de 20 000 employés, mais la Deutsche Bank gagne toujours trop peu. Pendant que les francais de BNP Paribas culminent à 1 milliard par trimestre, le numéro un allemand se contente de 600 millions d’euros. Cela se traduit par une trop faible valeur boursière, qui augmente le risque de rachat par la concurrence et nuit à l’attractivité de l’Allemagne pour des investisseurs étrangers. Dans ce contexte, concède le journal, Ackermann n’a pas d’autre choix que de tout tenter pour augmenter le taux de capitalisation. Ce qui contribuera à mettre un terme aux suppressions de poste.

Pour le quotidien Die Welt Josef Ackermann laisse beaucoup de questions en suspens. Où va-t-on ? la politique de rationalisation à tout rompre est-elle enfin terminée? Quand se décidera-t-on à racheter un concurrent national comme la Hypo-Vereinsbank où la Postbank ? Concernant ce dernier point, le PDG est resté vague repoussant l’échéance en se cachant derrière les chiffres qui ne mentent pas : en deux-ans et demi, la valeur de la Deutsche Bank est tombée de 41 à 36 milliards d’euros.

Plus des deux tiers des gains proviennent de l’étranger constate la Frankfurter Allgemeine Zeitung. La réduction des charges, aussi douloureuse qu’elle soit pour les salariés, a stabilisé la Deutsche Bank. Il est vrai qu’un peu plus de créativité, coté produit, pourrait créer de nouveaux emplois. Mais c’est là le point faible de la politique d’Ackermann.

  • Date 04.02.2005
  • Auteur Yann Durand
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