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Sri Lanka: fin de la trêve

Le cessez-le-feu prend fin dans un bain de sang, au Sri Lanka. Une vingtaine de civils sont morts, plusieurs dizaines d'autres ont été blessés dans l'attentat perpétré ce matin contre un bus.

A Buttala, lieu du premier attentat


Pour les autorités, cela ne fait aucun doute: l'attentat de Buttala porte la griffe des rebelles séparatistes des Tigres de libération de l'Eelam tamoul qui, d'après Lakshman Hulugalle, porte-parole du Ministère sri lankais de la Défense, auraient déjà brisé le cessez-le-feu à plus de 8000 reprises ces dernières années. Peu de temps après cette déclaration du ministère, trois soldats périssent dans une seconde attaque.


Les Tigres tamouls, hindouistes dans un pays à majorité buddhiste, se battent depuis 1972 pour l'indépendance du nord et du nord-est du Sri Lanka. Leur combat contre le gouvernement de Colombo est le plus ancien toujours en cours en Asie. En 35 ans, au moins 70 000 personnes sont mortes dans les affrontements entre rebelles et forces régulières.

Séparatistes tamouls et leur drapeau

Pourtant, en 2002, le gouvernement et les séparatistes tamouls s'étaient engagés, sous l'égide de la Norvège, à observer une trêve. Elle aura été de courte durée puisque dès 2005, avec l'arrivée au pouvoir à Colombo d'un président nationaliste, les violences se sont intensifiées. Rejetant la faute sur les attaques des rebelles, le gouvernement avait annoncé il y a deux semaines qu'il mettrait fin à l'accord de cessez-le-feu. Objectif annoncé : éradiquer les derniers bastions séparatistes car une victoire militaire permettrait, selon les autorités, d'avoir le dessus dans la négociation d'une solution politique du conflit. Un point de vue auquel n'adhère pas Mallathamby Srikantha, du TNA, un parti proche de l'Eelam tamoul:



"Il est effectivement possible de combattre les rebelles, de leur infliger ici et là quelques défaites, de conquérir certains de leurs bastions. Mais les résultats sont de courtes durée: à chaque offensive de l'armée, le mouvement reprend ses actions partout ailleurs."


Les pays bailleurs de fonds menacent parfois de suspendre leur aide au Sri Lanka tant que les combats n'auront pas cessé. Des menaces qu'ils s'abstiennent de mettre à exécution.