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Vu d'Allemagne

Sous pression...

Si les journaux allemands d'aujourd'hui reviennent sur les violences qui ébranlent le légendaire flegme britannique, ils s'intéressent aussi à la Syrie qui subit la pression croissante de la communauté internationale.

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Rentré précipitamment de vacances après trois jours d'émeutes, David Cameron promet une riposte sévère aux auteurs des violences.

Cela faisait longtemps que la Grande-Bretagne n'avait pas connu une telle ampleur dans la violence, l'agressivité et l'envie de confrontation violente, constate la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Pourquoi une telle dérive ?

London Krawalle

Lorsqu'une société n'offre plus aucune perspective à sa jeunesse, le pavé brûle et la société prend peur.

Certes, un taux de chômage important chez les jeunes, le manque de perspectives économiques et la ségrégation sociale sont mis en avant. Ce sont là les prétextes souvent avancés pour justifier de tels débordements. Mais la tristesse des conditions de vie ne justifie en rien le déni de la légalité.
Incendier les supermarchés, piller les magasins et attaquer les policiers à l'arme blanche, ce sont là des actes criminels, souligne la Süddeutsche Zeitung. Et leurs auteurs doivent être punis. Le problème, c'est que cette dérive d'une protestation de jeunes révèle la profondeur du malaise qui règne dans la société britannique. Une société bourrée de contradictions et d'injustices car aucun autre pays européen n'a cimenté à ce point ses inégalités sociales comme le Royaume-Uni.

Damas s'entête

Le quotidien de Munich revient également sur la pression exercée par Istanbul sur Damas, dans le cadre de la visite officielle hier du ministre turc des Affaires étrangères en Syrie. Ahmet Davutoglu a

Ahmet Davutoglu in Syrien

La mission de bons offices d'Ahmet Davutoglu (à dr.) auprès du président syrien a été vaine.

lancé un dernier avertissement à Bachar al-Assad. Celui-ci a refusé le moindre compromis et s'enferre dans son attitude inflexible. Rares sont aujourd'hui les pays dont on peut espérer qu'ils aient une influence sur Damas. La Turquie étant le plus important partenaire économique de la Syrie, elle n'est donc pas démunie de ressources pour influer sur la politique de son voisin. À Istanbul de faire jouer ses atouts, lance le quotidien.
Les critiques à l'encontre du maître de la Syrie ne faiblissent pas et l'opposition allemande exige que Berlin durcisse sa position à l'égard de Damas, rapporte la Tageszeitung. Les Verts et le SPD réclament un embargo sur le pétrole syrien. Pour les deux partis, il n'y a plus aucune alternative à la démission immédiate du chef de l'Etat syrien. Pour le quotidien de Berlin, le problème est ici aussi que l'Europe ne parle pas d'une seule voix dans ce dossier. Les pays européens devraient suivre l'exemple de l'Italie qui a rappelé son ambassadeur à Damas, conclut le quotidien.

Auteur : Christophe Lascombes
Édition : Sébastien Martineau

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