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Afrique

Soudan du Sud: l'exode et le péril

Le plus jeune Etat du monde n'est toujours pas près de sortir de crise. Des centaines de personnes continuent de fuir mais les camps de réfugiés se remplissent. Témoignages de Manuela, une adolescente sud-soudanaise.

Manuela a fui le Soudan du Sud. Cette adolescente pensait s'éloigner de la guerre et de la faim pour retrouver des jours meilleurs de l'autre côté de la frontière, au Kenya. Mais son périple jusqu'au camp de Kakuma s'achève dans la désillusion.

Depuis quatre jours, Manuela, 17 ans, attend avec ses deux petites sœurs qu'un convoi du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés vienne les chercher. Elles se trouvent à quelques kilomètres de Nadapal, au Kenya, au milieu de nulle part.

La guerre causée par les rivalités entre le président sud-soudanais Salva Kiir et son ex-vice-président Riek Machar, a atteint leur ville d'origine, Torit. Leur père est mort au combat, elles ne savent pas où est leur mère. Comme beaucoup d'autres, Manuela a fui la peur, les tirs et la faim. Elle veut que les choses changent :


«L'école c'est le plus important pour moi. Presque tous les présidents du monde sont des hommes. Au Soudan du sud il n'y a pas de femmes politiques importantes. C'est pour ça que je veux apprendre. Les femmes sont de meilleures dirigeantes. Les hommes sont forts pour faire la guerre, mais les femmes sont plus fortes pour amener la paix. »

A présent, Manuela attend et espère des jours meilleurs dans le camp de Kakuma où devrait l'emmener le convoi de l'ONU :

«Kakuma est un lieu pour les réfugiés. Là-bas je pourrai enfin retourner à l'école. »

Arrivent soudain les quatre gros camions de l'ONU. Les réfugiés se bousculent et s'entassent dans les convois avec leurs matelas, leurs bidons d'eau, leurs casseroles et leurs volailles. Manuela a réussi à s'y faufiler. Ses deux petites sœurs accrochées à ses jambes. Elle est euphorique. 

Le centre de réfugiés de Kakuma est surpeuplé. Il compte à présent 180 000 réfugiés. Manuela et ses sœurs déchantent rapidement lorsqu'elles apprennent qu'elles devront dormir dehors, à même le sol :

« Ici on passe son temps assis, à attendre qu'il y ait de quoi manger. J'ai peur. Je ne sais pas ce qu'on va faire. L'école me manque. »

Elle a peur de l'inconnu. À peine a-t-elle échappé à la guerre, qu'il va falloir affronter les conditions misérables de la vie en camp de réfugiés. 

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