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Europe

Sommet européen sous tension

Un sommet crucial pour sortir de la crise: les attentes sont élevées à la veille du sommet européen de Bruxelles. L'agence de notation Standard and Poors s'apprête à dégrader toute la zone euro - y compris l'Allemagne.

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La zone euro sous surveillance négative: le sommet de Bruxelles ressemble à la réunion de la dernière chance

La chancelière Angela Merkel a averti: il ne faut pas attendre trop de ce sommet. De nombreux Etats-membres d'après l'Allemagne ne seraient pas prêts à suivre le couple franco-allemand. Celui-ci présente en effet un menu chargé: changement de traité, sanctions automatiques contre les Etats laxistes, avancement de l'entrée en vigueur du Mécanisme européen de stablité (MES) qui devrait être doté d'une enveloppe considérable de 500 milliards d'euros... et au bout du compte l'adoption d'un nouveau "pacte budgétaire". Autant de mesures destinées à calmer les marchés. Le gouvernement allemand a d'ailleurs averti: pas question de sortir de ce sommet avec des mesurettes, s'il le faut les discussions se poursuivront jusqu'à Noel.

Standard Poor Ratingagentur

Pour l'agence de notation américaine la situation de la zone euro reste inquiétante

Reste que sur le fonds, Paris et Berlin ne sont pas tout à fait sur la même longueur d'onde. Pour l'Allemagne, il est capital de modifier les traités pour y inscrire dans le marbre la discipline budgétaire. C'est d'après Berlin la seule véritable solution à la crise qui secoue la zone euro. D'autres partenaires réclament au contraire des solutions à plus court terme pour aider les pays trop endettés. Mais au-delà, la crise a mis en évidence la faiblesse d'une union monétaire sans véritable gouvernance économique. Il faudrait un ministre européen des finances par exemple. Mais sur ce point c'est Paris qui cale. Pas question de renoncer à la souveraineté nationale en matière de budget. Quant à l'Allemagne, elle fait preuve d'une grande intransigeance vis à vis de l'introduction d'un système d'euro-obligation. elles permettraient de mutualiser les dettes et donc de faire baisser la tension sur les marchés. Mais en l'état actuel, Berlin s'y refuse. Pour l'agence Standard and Poor l'état d'alerte reste donc élevé dans la zone euro. Les bookmakers britanniques prennent déjà des paris sur la fin de l'euro...

Auteur: Elisabeth Cadot
Edition: Carine Debrabandère