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Vu d'Allemagne

Sommet des Balkans de l'Ouest à Vienne sur la migration

Si l'Union Européenne échoue à trouver une réponse unitaire, l'Autriche pourrait prendre des mesures restrictives à l'égard des migrants. C'est ce qu'a déclaré le ministre autrichien des affaires étrangères à Vienne.

La chancelière allemande Angela Merkel et son ministre des affaires étrangères Frank Walter Steinmeier étaient également présents à cette rencontre qui a été assombrie par une nouvelle macabre: plusieurs dizaines de corps sans vie ont été retrouvés dans un camion frigorifique abandonné sur la voie d’urgence d’une autoroute autrichienne non loin de la frontière hongroise. Il semblerait qu'il s'agisse de migrants morts asphyxiés. La chancelière et son ministre des Affaires étrangères se sont dits "bouleversés" par cette nouvelle. Angela Merkel a souligné qu'il fallait régler au plus vite la question de l'immigration ,et ce dans un esprit européen , de solidarité et trouver des solutions.

Grèce, Macédoine, Serbie: la voie d'entrée vers l'Union Européenne. Quelque 160.000 migrants et réfugiés ont traversé les pays de l'Ouest des Balkans depuis le début de l'année. Dans des conditions indignes voire inhumaines, selon les organisations humanitaires présentes sur place.

Österreich Frank-Walter Steinmeier Westbalkan-Konferenz in Wien

Le chef de la diplomatie allemande, Frank Walter Steinmeier: "Nous devons aider à résoudre la principale cause de ces mouvements migratoires, à savoir les crises, conflits, et guerres civiles en Afrique du Nord, en Syrie et ailleurs…"

Ce constat est intolérable a semoncé Frank Walter Steinmeier aujourd'hui:

"J'ai rappelé ici à Vienne aux pays de l'Ouest des Balkans qu'ils se sont engagés par de nombreux traités internationaux à respecter les normes humanitaires internationales. Le soutien et l'approvisionnement des réfugiés est un devoir. Mais ne nous les laisserons pas seuls face à ces obligations."

L'Allemagne veut montrer l'exemple, d'abord avec des promesses financières: de 1 à 4 millions d'euros pour la Grèce, la Macédoine et la Serbie. Et le ministre allemand des affaires étrangères a réitéré son voeu de voir les migrants et réfugiés enregistrer dès leur entrée sur le sol européen, en Grèce. Grâce à des hotspots, des centres d'accueil gérés par l'Union Européenne. Une idée absurde et irréaliste selon Günter Burkhardt de l'organisation humanitaire Pro Asyl:

Günter Burkhardt, Geschäftsführer der Menschenrechtsorganisation Pro Asyl

Günter Burkhardt, président de l'organisation de défense des droits de l'Homme, "Pro Asyl"

"Plus de 160 000 réfugiés sont arrivés en Grèce cette année, pour la plupart des Syriens, des Irakiens ou des Afghans, ils veulent poursuivre leur voyage vers des pays de l'Union où vivent des membres de leurs familles. La Grèce n'est absolument pas en mesure de prendre en charge ces gens. Un "hotspot" est en fait un immense camp, où il faudrait subvenir aux besoins des gens et les enregistrer."

En Grèce ou en Serbie, la crise est avant tout humanitaire selon lui. Oui, les réfugiés doivent être répartis de manière égale entre tous les pays européens, le droit d'asile doit être réformé -comme l'a demandé aujourd'hui Frank-Walter Steinmeier. Mais l'Union Européenne doit surtout prendre des mesures concrètes pour venir en aide aux personnes en route pour l'Europe: de la nourriture, des soins et de la sécurité.

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