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Allemagne

Siemens: fin du scandale de corruption

Le groupe industriel allemand a été condamné à payer un milliard d'euros d'amende pour mettre un terme aux poursuites de la justice américaine et allemande. En cause: des versements de pots de vin dans le monde entier.

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Le patron du groupe Peter Loescher

C'est en novembre 2006 que le scandale avait éclaté. Les autorités allemandes avaient alors ouvert une enquête sur le conglomérat qui aurait distribué au total 1,4 milliards de dollars de pots de vin au Venezuela, en Chine ou encore en Russie: un véritable système de corruption généralisée pour être sûr d'obtenir des contrats.

Siemens Hochgeschwindigkeitszug für Russland

Le train à grande vitesse construit par Siemens pour la Russie

Des négociations quasi secrètes ont eu lieu depuis entre Siemens et les autorités allemandes d'une part, et Siemens et les autorités américaines d'autre part. Finalement, l'affaire a été conclue hier à l'amiable devant un tribunal de Washington. Peter Solmssen est depuis octobre 2007 le monsieur anti-corruption du nouveau directoire du groupe. Il avait avoué les paiements de pots de vin:

«L'affaire a été vite réglée, nous n'avons payée qu'une somme réduite et nous avons été reconnus comme une entreprise fiable par le gouvernement américain. Nous pouvons donc continuer à postuler aux marchés publics américains.»

Deutschland Wirtschaft Siemens Gerhard Cromme

Gerhard Cromme, président du conseil de surveillance du groupe

Siemens doit donc payer 600 millions d'euros d'amende à la justice américaine et 400 millions à la justice allemande. On est loin des 10 milliards d'euros dont il était question au départ, ce qui s'explique, d'après le président de son conseil de surveillance Gerhard Cromme, par la collaboration active du groupe:

«Avant de rendre leur jugement, les instances chargées de l'enquête ont évalué les faits, parmi lesquels la volonté affichée de Siemens de faire la lumière sur cette affaire, que les instances ont qualifiée d'exemplaire. C'est la raison pour laquelle le département américain de la Justice a demandé au tribunal de réduire le montant de l'amende. C'est la première fois qu'une telle demande est formulée dans un cas de ce genre.»

Siemens a chargé de nombreux consultants de mener l'enquête et le groupe a décidé de nommer un observateur éthique, un contrôleur chargé d'informer régulièrement les Etats-Unis. Il s'agit de Theo Waigel qui a été ministre des Finances du chancelier Helmut Kohl entre 1989 et 1998. Ces gages de bonne volonté n'empêcheront toutefois pas la tenue de nouvelles poursuites pénales dans une dizaine de pays sur la base des informations qui viennent d'être révélées par le département américain de la Justice.