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Vu d'Allemagne

Si Moscou coupe le gaz...

Dans le sillage du conflit entre Moscou et Minsk sur le transit du pétrole russe par la Biélorussie, les livraisons de brut ont été coupées lundi matin sur le principal oléoduc baptisé Drouschba (mot russe signifiant Amitié) et qui approvisionne la Pologne et l'Allemagne. De quoi susciter des inquiétudes dans la presse allemande.

Quand Moscou ferme le robinet, l'Europe s'enrhume : tel pourrait être le nouveau proverbe illustrant la future situation énergétique de l'Europe.

Quand Moscou ferme le robinet, l'Europe s'enrhume : tel pourrait être le nouveau proverbe illustrant la future situation énergétique de l'Europe.

La chose est sérieuse, relève la Tageszeitung. Ce pipe-line couvre tout de même près de 20 pour cent de nos besoins en brut. Pourtant, il n’y a pas encore de quoi s’affoler. Nos réserves stratégiques sont pleines. En outre, le président Poutine ne mettrait certainement pas en danger les fournitures d’énergie à ses meilleurs clients. Après tout, ce sont bien les riches pays occidentaux qui financent son pouvoir et le retour de la Russie en tête du hit-parade des pays exportateurs de pétrole, juste derrière l’Arabie Saoudite.

Certes, l’Allemagne a des réserves, mais toute pénurie risque de faire flamber les prix, contre la Frankfurter Rundschau. D’autant plus que l’Arabie Saoudite a décidé de suivre les recommandations de l’OPEP et de ralentir sa propre production. Si les enjeux de l’OPEP et des Saoudiens sont surtout économiques, ceux de Moscou sont avant tout politiques. En effet, et Wladimir Poutine le sait très bien, le pétrole et le gaz sont aussi des armes.

En cas de dispute de Moscou avec les pays de transit, les bénéficiaires des livraisons russes en subissent les conséquences au titre des dégâts collatéraux, reprend la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Voilà qui va apporter de l’eau au moulin des partisans de l’oléoduc et du gazoduc directs de la Baltique, option favorisé en son temps par Gerhard Schröder. Pourtant, les choses ne sont pas si simples. La super-puissance pétrolière qu’est la Russie n’est plus aussi fiable qu’on veut bien l’affirmer. Et puis, la dépendance énergétique croissante vis-à-vis des livraisons russes fait également croître les potentiels de crise. Alors, quelle conséquence en tirer ? Surtout pas de continuer dans cette voie jusqu’à offrir aux monopolistes russes le pouvoir d’agir sur la politique énergétique allemande et européenne.

Les livraisons russes de gaz ou de pétrole vers l’Europe de l’Ouest ne sont plus sûres, reprend la Süddeutsche Zeitung, qui n’hésite pas à parler du « péril russe ». Le risque existe bel et bien que la Russie utilise à l’avenir son précieux gaz à des fins de chantage. Et Moscou a déjà fait comprendre qu’il souhaite peser encore plus sur la politique énergétique allemande. Les groupes énergétiques allemands et le gouvernement fédéral doivent tout faire pour s’y opposer, conclut le quotidien.

  • Date 09.01.2007
  • Auteur Christophe LASCOMBES
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