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Vu d'Allemagne

Sharon présente son plan à Washington

Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, est à Washington avec sous le bras un plan de retrait des colonies juives qu’il espère bien faire signer par le président américain, George W. Bush. Une acceptation dont l’éventualité fait couler pas mal d’encre dans la presse écrite allemande aujourd’hui.

Le premier ministre israélien, Ariel Sharon

Le premier ministre israélien, Ariel Sharon

Le plan Sharon – on peut le lire un peu partout – est un « plan de retrait de la Bande de Gaza ». Mais quand la Frankfurter Allgemeine Zeitung titre en une et sur trois colonnes : « Sharon : nous resterons en Cisjordanie pour l’éternité », tout est dit ou presque – le plan Sharon, en fait, comme le précise de son côté la Leipziger Volkszeitung , c’est « Gaza contre la Cisjordanie » - et c’est un « coup de poker », renchérit le journal de Leipzig qui n’hésite pas à faire les comptes : 7000 colons juifs (pour 1,3 millions de Palestiniens) qui partent de la Bande de Gaza mais plus de 200 000 (pour 2,3 millions de Palestiniens) qui restent en Cisjordanie ! Bref, un petit peu de Gaza contre beaucoup de Cisjordanie – c’est cela que Washington doit accepter !

La Frankfurter Allgemeine Zeitung , pour revenir à notre confrère de Francfort, comprend que Sharon (le « père » du mouvement des colonies) ne veuille pas renoncer aux six grandes implantations de Cisjordanie : il s’agit pour lui de ménager ses partisans et surtout les colons bien sûr. Mais pour les Palestiniens, c’est une provocation. Une simple manœuvre pour « oublier » la feuille de route et torpiller un possible processus de paix. Une feuille de route, rappelle la FAZ , qui ne prévoit rien, en effet, sur le statut des colonies.

L’administration Bush devrait y réfléchir à deux fois avant de donner son blanc-seing à un tel plan, insiste aussi la Märkische Allgemeine . Ce serait condamner la paix, écrit notre confrère de Potsdam, une paix aujourd’hui plus éloignée que jamais mais qui sera absolument impossible si Israël ne se retire pas de la majorité de ses colonies. La politique américaine au Proche-Orient s’est fondée jusqu’à maintenant sur le principe d’un retour d’Israël sur les frontières de 1967. Il n’y a aucune raison de s’en écarter, estime la Märkische Allgemeine . Alors, carte blanche ou pas ?

La diplomatie israélienne, remarque la Thüringer Allgemeine , paraît assurée de la signature du président Bush et de la garantie d’avenir que cela représenterait pour une barrière de sécurité qui reste très controversée. Et finalement, conclut le journal d’Erfurt, le chef de la Maison Blanche est tellement occupé par l’Irak en cette période de campagne électorale que la plus minuscule évolution au Proche-Orient l’arrangerait au plus haut point.

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