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Afrique

Sensibiliser pour empêcher la radicalisation au Ghana

L’Etat Islamique continue de faire des ravages en Syrie et ne cesse de recruter de jeunes combattants dans de nombreux pays du monde et notamment en Afrique.

Quitter le Ghana pour rejoindre les rangs du groupe terroriste État islamique, certains jeunes Ghanéens font ce choix. Amin – c’est un nom d’emprunt -  est un lycéen de 21 ans de la région nord du pays. Et l'année dernière, il est presque parvenu à s'engager aux côtés du groupe Etat islamique après avoir été contacté en ligne par un membre de l'organisation. Il raconte: "j’étais frustré et déprimé. Il a commencé à discuter avec moi, du genre de travail que je faisais, de ce que j'étais sur le point de faire et je lui ai dit que j'étais diplômé depuis 2013 et depuis, je n'ai pas pu aller à l'école en raison d'un problème financier. Il m'a dit qu'il allait me trouver un travail qui pourrait me rapporter des milliards de dollars. Et m'a demandé si j'étais d'accord pour faire ce travail? Et comme j'étaissous pression, j'ai ccepté facilement."

Mais depuis, Amin a suivi un programme de sensibilisation à la télévision... juste à temps. C'est l'invité et ses propos sur la radicalisation des jeunes musulmans qui l'ont convaincu. Cet expert, c'est Mutaru Mumuni Muqthar, dont le groupe "West Africa Center for Counter Extremism" oeuvre à décourager des personnes comme Amin, et ont pu jusqu'ici dissuader une vingtaine de personnes.

Un travail difficile

Le groupe tient régulièrement des séances avec des jeunes musulmans issus de communautés vulnérables où la pauvreté est élevée. Certains programmes de la société civile sont également diffusés à la télévision et à la radio afin d'atteindre plus de jeunes. Mutaru Mumuni Muqthar explique que son travail a été difficile "au cours des deux dernières années, nous avons travaillé avec des groupes de jeunes et des leaders communautaires dans des communautés que nous jugeons suspectes ou vulnérables pour contrer les facteurs qui pourraient les motiver à se radicaliser. Cela a été très révélateur car nous avons rencontré des individus qui ont été radicalisés ici et beaucoup d'autres étaient pré-disposés à la radicalisation."

Muqthar et son équipe travaillent étroitement avec les services de renseignement du gouvernement au Ghana. Ils espèrent étendre leur réseau à d'autres pays d'Afrique de l'Ouest - en particulier le Nigeria, où les militants de Boko Haram sont très actifs.

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