Sens dessus dessous | Vu d′Allemagne | DW | 19.05.2010
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Vu d'Allemagne

Sens dessus dessous

De la finance à la Une : les éditorialistes commentent les règles prévues par l'UE pour encadrer les fonds spéculatifs, ainsi que l'accord de principe du gouvernement allemand pour une taxation des marchés financiers.

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Un monde en paix et sans spéculation financière... l'idéal des altermondialistes

Il y a des jours où la politique rend malheureux, écrit Die Welt. Et c'est sûrement le cas d'Angela Merkel, la chancelière allemande. Elle qui a déjà dû accepter à contrecœur le plan de sauvetage de l'euro, la voilà qui doit, une fois encore, céder aux pressions de ses partenaires européens et de son parti conservateur, pour finalement donner son feu vert à un impôt anti-spéculation. Pourtant, estime le journal, instaurer une taxe sur les transactions financières ou contrôler plus sévèrement les fonds spéculatifs n'empêchera pas la fuite des capitaux des Etats en faillite. Et sans une concertation au niveau international, ces mesures ne risquent pas de rendre le système financier plus sûr.

Finanztransaktionssteuer Symbolbild

Taxer les transactions financières, bientôt une réalité?

Impôt sur les banques, taxe sur les activités financières, taxe sur les transactions financières... peu de gens comprennent les mots qui agitent ces jours-ci les coulisses de la politique berlinoise, relève la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Mais cela leur importe peu. Le principal, c'est que les banques passent à la caisse. Tout n'est pourtant pas si simple ! prévient le journal. Si tout le monde ne suit pas le mouvement, alors les activités financières iront se faire là où elles seront moins contrôlées. Si les banques ne peuvent pas esquiver, elles risquent de ne plus pouvoir accorder de crédits. Ou alors, elles feront payer à leurs clients les frais supplémentaires. Cela, conclut la FAZ, concerne tout le monde et pas seulement les spéculateurs.

Regierungserklärung Bundestag Berlin Merkel Westerwelle

Le temps n'est pas à la rigolade à Berlin...

Les maquettistes de la tageszeitung, journal estampillé à gauche, ont certainement pris un malin plaisir à préparer leur Une. En photo, un montage de Guido Westerwelle, chef des libéraux du FDP, tenant à la main une affiche du mouvement altermondialiste ATTAC qui appelle à l'instauration d'une taxe sur les transactions financières. Le titre : « Le FDP veut augmenter les impôts », un comble... La politique est pleine de contradictions, souligne le journal : si un gouvernement de centre-gauche avait tenté de réguler les marchés financiers, il se serait attiré les foudres de l'opposition mais aussi de tous les patrons et banquiers. Maintenant, c'est aux libéraux de dire adieu à leur programme électoral. Tout comme, en son temps, le social-démocrate Gerhard Schröder avait dû mettre en place une politique antisociale.

Deutschland Finanzkrise Börse in Frankfurt Aktienmarkt mit kräftigen Gewinnen

Les spéculateurs sont dans le collimateur

Pour finir, la caricature de la Süddeutsche Zeitung intitulée « l'impôt de la dissuasion »: on y voit, à droite, une bande de rats géants prêts à attaquer. A gauche, les responsables des pays européens - Merkel, Sarkozy, et tous les autres (le Britannique tourne le dos au groupe) - tentent de se protéger derrière une immense souricière... En guise d'appât, les 27 ont placé une pièce d'un euro. L'histoire ne dit pas qui remporte la bataille...

Auteur : Anne Le Touzé
Edition : Sandrine Blanchard

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