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Vu d'Allemagne

Schröder aux États-Unis

Le chancelier allemand, Gerhard Schröder, en visite officielle pour deux jours aux États-Unis, a rencontré, bien sûr, le président George W. Bush. Une première entre les deux hommes depuis les dissonances à propos de la guerre en Irak, une première qui ne manque pas de retenir l'attention des éditorialistes des journaux allemands.

C'est dans le besoin que l'on se souvient de ses anciens amis, écrit la Thüringer Allgemeine en remuant bien sa plume dans l'acide : Gerhard Schröder a donc de nouveau le droit de s'asseoir aux côtés de George W. Bush sur les canapés de la Maison Blanche. Une image positive dont tous les deux ont bien besoin puisqu'ils forment la coalition des mal en point, poursuit dans la même veine le journal avant de porter l'estocade : le seul intérêt de cette rencontre, c'est qu'elle ait lieu ; bref, c'est une « démonstration de normalité ». Normalité pas si normale que cela peut-être : la Braunschweiger Zeitung estime en effet que les conditions d'un rapprochement ne sont pas mauvaises puisque Bush s'efforce depuis pas mal de temps de mettre la pédale douce vis-à-vis de l'Allemagne. Pour raisons d'élections, explique le journal de Brunswick, mais pas seulement : la Maison Blanche a compris entre temps que, numéro un en Europe, l'Allemagne n'a plus envie de se laisser plus longtemps traiter de vassale. La Frankfurter Rundschau, de son côté, préfère mettre en exergue la « nouvelle normalité » des relations germano-américaines quinze ans après la fin du conflit Est-Ouest : des deux côtés, on doit apprendre à gérer une situation nouvelle où les anciennes dépendances jouent un rôle moins important. Et le journal de Francfort reprend à son compte une phrase du Chancelier à Chicago : l'histoire et la géographie montrent que l'Allemagne est d'abord européenne et cela va dans l'intérêt du partenariat avec les États-Unis. Ce à quoi le Flensburger Tageblatt ajoute le commerce et l'économie et n'oublie pas qu'au delà de l'indispensable partenariat de sécurité, l'Allemagne exportatrice dépend des États Unis. Et là, conclut notre confrère, un bon mariage de raison est toujours préférable à une amitié bringuebalante. Sourire, sourire et encore sourire, écrit pour finir le Handelsblatt en se doutant que ces sourires cachent des choses. Bush et Schröder peuvent jurer leurs grands dieux que les irritations sont passées, que les regards sont tournés vers l'avenir, que la base commune, politique, économique et culturelle, est plus large que jamais. C'est vrai, conclut le journal de Düsseldorf, mais entre Berlin et Washington, il y a quand même quelque chose de fondamental qui a changé.
  • Date 27.02.2004
  • Auteur Yvon Arsenijevic
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