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Vu d'Allemagne

Sauver ou enterrer l'euro ?

Les journaux allemands reviennent sur la décision de la Banque centrale européenne d'acheter les obligations d'État des pays européens en difficultés, stratégie à laquelle Angela Merkel s'est toujours opposée.

Prise à la grande majorité, la décision de la BCE ne plaît pas à Berlin

Prise à la grande majorité, la décision de la BCE ne plaît pas à Berlin

L'Union européenne vient de faire sauter les dernières barrières qui séparaient politique financière et politique fiscale, critique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les arguties de la BCE, estimant que ces achats illimités d'obligations sont couverts par ses statuts, ne peuvent pas cacher le fait qu'il s'agit là seulement de la tentative de sauver la monnaie européenne en finançant les États surendettés et éviter l'implosion de la zone Euro.

Symbolbild Geldschein 500 Fünfhundert Euro Note

Si l'Euro disparaît, qu'en sera-t-il alors de l'Union européenne ?

Die Welt hurle au danger. Le journal dénonce un transfert opaque, incontrôlé et non légitimé sur le plan politique, des richesses du Nord vers les pays du Sud. Des poches des économes, vers celles des gaspilleurs. Pour le quotidien, ce n'est ni démocratique, ni social.

Les Espagnols doivent régler eux-mêmes les problèmes de l'Espagne, au même titre que les Italiens ou les Grecs, ceux de leur propre pays, réclame la Süddeutsche Zeitung. Les Européens doivent s'entraider et ils le font. La Banque centrale européenne a seulement pour mission d'accompagner ces processus. Là, elle fait bien plus que cela. Mario Draghi devrait savoir que la monaie européenne ne pourra pas être sauvée en s'opposant à l'Allemagne. Lui et les autres partisans du sauvetage à n'importe quel prix ne devraient pas pousser les Allemands à monter aux barricades.

EU Gipfel Merkel Draghi

En continuant de s'opposer à ses partenaires, l'Allemagne risque l'isolement

Au contraire, cette décision est historique, lance la Frankfurter Rundschau. Ce 6 septembre devrait entrer dans les annales de l'histoire des États-Unis d'Europe. Certes, nous n'en sommes pas encore là, mais sans le courage et la clairvoyance de Mario Draghi, c'en serait fait de la monnaie et ainsi, de l'Union européenne.

Les lamentations qui fusent de toute part n'empêchent pas cette décision du président de la BCE d'être courageuse, analyse également die tageszeitung. La chasse aux bénéfices éclairs lancée par les spéculateurs contre des pays en difficulté comme la Grèce ou l'Espagne ne peut être stoppée que si la BCE leur fait front de manière ferme. Cela ne veut pas dire pour autant que l'Europe va sombrer dans un océan de dettes, car les grands argentiers européens n'ont pas la réputation d'être laxistes en matière de politique financière. Si l'Allemagne s'oppose à cette décision prise à la grande majorité des voix, elle s'isole volontairement du reste de l'Europe, conclut le quotidien de Berlin.

Auteur : Christophe Lascombes
Édition : Sébastien Martineau

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