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Dossier

Sauver le soldat grec

Les 27 se sont mis d'accord pour soutenir financièrement la Grèce et l'aider à réduire sa dette publique

Le Premier ministre grec, George Papandreou, entouré des responsables politiques européens. De gauche à droite : Nicolas Sarkozy, Herman Van Rompuy, Jose Manuel Barroso et Angela Merkel

Le Premier ministre grec, George Papandreou, entouré des responsables politiques européens

Les chefs d’état et de gouvernement de l’Union européenne se sont retrouvés jeudi à Bruxelles pour un sommet informel consacré à l'économie. Le but officiel étant de chercher comment relancer la croissance en Europe et donc affronter la crise. Or, c’est d’abord un autre sujet qui s’est invité : comment sauver le soldat grec ?

Petit rappel de l’Histoire : la Grèce a falsifié ses statistiques pour masquer le montant de son déficit public et lorsque le pot aux roses a été découvert, on s’est rendu compte que ce déficit apporchait les 13% de son Produit intérieur brut. Ce qui est donc largement au-dessus de la barre des 3% autorisés. Là-dessus, les marchés financiers ont retrouvé leur jeu favori : c’est-à-dire faire des paris pour gagner de l’argent rapidement. Et ils ont parié sur le « dévissage » de la Grèce qui ne pourrait pas rembourser sa dette et serait obligé de sortir de la zone euro. Un scénario catastrophe bien sûr dont les Européens ne veulent pas. Comme ils ne veulent pas non plus que les experts américains du FMI volent au secours de la Grèce car ce serait une véritable humiliation pour l’Europe.

L'Allemagne paiera

Mais les partenaires européens ont commencé par hésiter et gagner du temps, histoire de faire comprendre à Athènes qu’il fallait donner de véritables garanties pour que ceux-ci acceptent de mettre la main à la poche. Finalement, comme toujours dans ces cas-là, ce sont les Allemands qui vont payer. Pas tous seuls puisque la France a joué un rôle important dans ce sauvetage qui prendra donc la forme de prêts bilatéraux accordés à la Grèce. Car le Traité de Maastricht, qui avait instauré l’euro, interdit justement aux banques centrales de porter secours à un mauvais élève de la zone euro.

L’ironie de l’histoire c’est que ce sont les Allemands qui avaient insisté pour avoir cette clause car ils ne voulaient pas devoir payer pour les dettes des autres. Au final c’est exactement ce qu’il s’est passé. Mais la réputation internationale de l’euro vaut bien aujourd’hui de signer un gros chèque pour les Grecs.

Auteur : Jean-Michel Bos

Edition : Elisabeth Cadot