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Vu d'Allemagne

Salaire minimum enfin!

La coalition gouvernementale s’est mise d’accord sur l’instauration d’un salaire minimum dans les services postaux. Après des mois de dispute sur le sujet.

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A gauche: l'entreprise PIN, à droite: la "Deutsche Post". Concurrence déloyale?

« Pas moins de huit euros » titre la Frankfurter Rundschau en référence à la limite inférieure du salaire auquel, auront droit désormais les facteurs, la première corporation à bénéficier d’un salaire minimum sachant qu’à l’ouest de l’Allemagne il sera même de 9,80 euros. Ainsi prend fin la dispute au sein de la grande coalition, observe le journal, sans omettre de souligner que la nouvelle mesure est assujettie à un compromis : Seuls les employés dont la tâche principale est de livrer le courrier sont concernés.

Autrement dit la convention tarifaire ne vaut que dans les entreprises qui réalisent plus de la moitié de leur chiffre d’affaire, par le biais de la distribution postale. Une précision que la Süddeutsche Zeitung apporte, en faisant état de critique de la part des concurrents de la Poste : Ils jugent le salaire minimum trop élevé et prédisent la perte de dizaines de milliers d’emplois. Le secteur postal n’est pas adéquat pour une telle expérience, commente le journal. La libéralisation du marché en janvier prochain est sensé attiser la concurrence. Or si l’ancien monopole, la Deutsche Post, impose ses salaires aux autres il n’en sera rien. En effet, l’obtention d’un salaire minimum de jusqu’à 9,80 euros est avant tout l’œuvre de la Poste.

Même son de cloche dans la Tageszeitung de Berlin pour laquelle les problèmes continuent. Le SPD peut certes être satisfait d’avoir imposer son concept pour se poser comme « le » parti de la justice sociale ; alors que l’union a également des raisons d’être soulagée même si sa tentative d’empêcher le salaire minimum a échoué. Car le sujet, ces derniers temps, ne lui réservait que des observations acerbes. Celle-ci par exemple: L’union n’a pas tenu parole et maintenant elle coupe les cheveux en quatre. Mais, prévient la TAZ, la dispute va se raviver à chaque fois qu’un secteur revendiquera un tarif minimum.

La Frankfurter allgemeine Zeitung relève, elle, que le jour où l’Allemagne se réjouit d’avoir plus d’emplois que jamais depuis 1992, le glas de l’autonomie tarifaire a sonné. Le gouvernement, rappelle le quotidien, enjolive le salaire minimum en le qualifiant de spécifique et non pas général. Pourtant le nouveau ministre du travail, Olaf Scholz attend impatiemment lui aussi de déclarer, une branche professionnelle après l’autre, la rémunération minimale universellement obligatoire.

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