Sakineh bientôt lapidée? | International | DW | 07.09.2010
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International

Sakineh bientôt lapidée?

La fin du ramadan approche...et avec elle, le risque pour Sakineh Mohammadi Ashtiani d'être exécutée. La condamnation à mort par lapidation pour adultère de cette iranienne suscite l'émoi de la communauté internationale.

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Sakineh Mohammadi Ashtiani

Une pétition qui a déjà recueilli plus de 800. 000 signatures, le Vatican qui assure qu'il agit en coulisses auprès des autorités iraniennes, et le Ministre français des Affaires Etrangères qui se dit prêt à aller à Téhéran : autant dire que le cas Sakineh continue de mobiliser la communauté internationale. Condamnée à mort par lapidation pour adultère et complicité dans le meurtre de son mari, cette iranienne de 43 ans devait être exécutée cet été. Un verdict issu d'un procès entâché d'irrégularités sérieuses selon Amnesty International. Car d'une part, les relations sexuelles entre adultes consentants n'ont pas à être réglementées par l'Etat. Et d'autre part, rien ne prouve que Sakineh ait réellement assassiné son mari.

Selon Hassiba Hadj Sahraoui, du programme d'Amnesty International au Moyen-Orient, les allégations de meurtre sont une réponse aux critiques formulées à l'égard des autorités iraniennes:

" Le sentiment que l'on a est que ce sont des justifications à postériori pour s'assurer que les autorités pourront condamner et exécuter Sakineh plutôt que des allégations qui relèvent d'un véritable processus judiciaire avec une véritable enquête ".


Rom Proteste Sakineh Mohammadi Ashtiani

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Fin du ramadan, reprise des exécutions

Face à la pression internationale, Téhéran a suspendu en juillet la condamnation par lapidation. Mais le ramadan touche à sa fin, et selon la loi islamique, les exécutions peuvent de nouveau être appliquées. Hassiba Hadj Sahraoui craint que Sakineh ne devienne l'enjeu d'une confrontation entre certains Etats européens et les autorités iraniennes:

"Les autorités semblent déterminées à faire de Sakineh Mohammadi Ashtiani un cas exemplaire. Et l'espèce de bras de fer entre un certain nombre de pays, y compris la France, qui ont condamné la lapidation, et les autorités iraniennes est aussi inquiétant."

Alors Sakineh Mohammadi Ashtiani va-t-elle être lapidée, symbole de la suprématie de la loi iranienne? Ou les autorités iraniennes vont-elles réaliser le coût politique d'une telle sentence qui les mettrait en porte-à-faux vis-à-vis de la communauté internationale? Mais même si Téhéran abandonne la lapidation, il lui reste d'autres moyens d'exécution comme la pendaison.


Auteur : Cécile Leclerc
Edition : Mireille Dronne

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