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Interview de la semaine

Robert Dussey: Faure Gnassingbé ne veut pas s'éterniser au pouvoir

Au Togo, le gouvernement dit vouloir s'activer pour mettre en place les réformes politiques promises. C'est l'un des grands chantiers de l'année 2017. Lomé veut par ailleurs soigner ses relations avec l'Allemagne.

Écouter l'audio 11:38

Des réformes politiques 'institutionnelles et constitutionnelles' (R. Dussey)

Un autre grand sujet pour l'année 2017 est la tenue d'élection locale dans un pays qui n'a pas connu d'élection dans les villes et villages depuis plusieurs décennies. "Il n'y a plus de blocage", annonce Robert Dussey et promet: "Il y aura des élections locales d'ici la fin de cette année." Mais avant, le Togo veut accueillir différents sommets, notamment le "Printemps de la coopération germano-togolaise" et le sommet "Afrique-Israël" en octobre 2017. 

Il revient aussi sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles et demande à l'opposition et au peuple togolais de patienter et attendre les résultats du travail des commissions créées.

Lisez l'interview ci-dessous !  

 

Deutsche Welle : Cela fait plus de quarante ans qu'il n'y a pas eu d'élections locales au Togo, où est-ce que ça bloque?

Robert Dussey : Je crois que maintenant il n'y a plus de blocage en tant que tel. Et si vous suivez l'actualité politique togolaise, il y a quelques mois, le gouvernement avait déjà lancé le processus pour l'organisation des élections locales. Nous avions beaucoup traîné pour des questions matérielles, logistiques, mais je crois qu’aujourd’hui on peut déjà dire que ce processus est déjà derrière nous parce que nous allons incontestablement vers des élections locales très bientôt. D’ici la fin de cette année.


DW : C'est une bonne nouvelle pour les togolais ?

Bien-sûr. C'est une décision du gouvernement et le ministère de l'administration territoriale est en train de préparer les élections locales. Nous avons un appui important de l'Union Européenne et particulièrement de l'Allemagne pour aller vers ces élections, le président de la République s'est engagé, le gouvernement aussi et nous sommes dans une nouvelle année et nous espérons que les élections locales auront lieu d’ici la fin de cette année.

DW : Lors d’un entretien avec la Deutsche Welle, le président de la République Faure Gnassingbe a annoncé qu’il y aurait des réformes institutionnelles et constitutionnelles. Pour l’instant on a l’impression que ce processus-là bloque. L’opposition est contre, elle refuse d’accepter de « jouer le jeu du gouvernement » comme les opposants eux-mêmes le disent…

Nous avions à Lomé un Haut Commissariat qui est chargé de piloter à la fois les réformes institutionnelles et constitutionnelles et la question de la réconciliation. Donc Madame Awa Nana qui est chargée de cette question est en discussion avec les partis politiques, il y a une commission qui est mise en place et je crois qu’il faudrait patienter un peu pour avoir les résultats et des propositions concrètes faites par cette commission pour savoir exactement ce qui se passera. 


DW : Parlant de réformes politiques au Togo, dans le fond il est question entre autres de la limitation du mandat présidentiel. Est-ce que vous croyez que le président Faure (Gnassingbe, ndlr) est sincère sur ce point-là, et qu'il acceptera de céder le pouvoir quand il aura été battu à une élection présidentielle?

Mais vous pensez que le président Faure voudrait rester au pouvoir ad vitam aeternam? Je ne crois pas. Je crois que c’est un être humain comme vous et moi. Il va aux élections, nous allons aux élections, à vos micros (de la Deutsche Welle), il vous a donné son avis sur la question de la limitation du mandat présidentiel et je ne peux que me tenir aux déclarations qu'il a faites sur votre média.

DW : Mais entre-temps la question lui a été renouvelée et il avait dit qu'il ne voyait pas de rapport...

Je vous dis que je m'en tiens aux déclarations qu'il a faites sur Deutsche Welle.

DW : Et outre la question de la limitation des mandats, par quels points s'exprimeraient encore ces réformes politiques ?

Ce sont des réformes institutionnelles et constitutionnelles. Évidemment, souvent quand on parle de réformes politiques les gens ne voient que le mandat présidentiel. Mais ce n'est pas vrai. Il y a d'autres points sur lesquels les partis politiques veulent qu’il y ait des réformes. Ces points-là seront traités et c'est pourquoi la commission est mise en place.

DW : Vous avez prévu encore une fois les séances du printemps de la coopération germano-togolaise en avril à Dapaong. Vous avez l'impression que l'Allemagne veut faire du Togo un partenaire modèle en Afrique ?

Vous savez que lors de la colonisation le Togo était considéré comme une colonie modèle, nous ne sommes plus à cette époque et notre ambition est de faire du Togo un partenaire privilégié de l'Allemagne.


DW : En même temps l'Allemagne n'est pas le seul pied sur lequel vous dansez. Vous prévoyez aussi pour l’automne de cette année un sommet Togo-Israël ou Afrique-Israël. Pourquoi ?


Oui du 16 au 20 octobre prochain nous aurons le sommet Afrique-Israël, ce sera la première fois que le continent africain va se réunir avec les responsables politiques israéliens pour discuter de coopération. Il faut noter que l'Afrique a déjà des partenariats avec certains pays, nous avions des sommets Afrique-Chine, Afrique-Turquie, Afrique-France, etc.

DW : Est-ce que vous avez eu des réactions de la part de la Palestine?

Non, nous n'avons pas de réactions particulières. Nous sommes un pays ami avec l'Autorité Palestinienne. Donc comme je vous le disais nous discutons avec tout le monde et nous n'avions pas de réactions négatives. Et je pense que nous n’avions pas de réactions négatives parce que ce nous faisons avec Israël aujourd'hui, nous pouvons également le faire avec la Palestine.

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