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Afrique

Risque élevé d'abstention pour les élections congolaises

Au Congo-Brazzaville, une frange de l'opposition et la société civile ont appelé au boycott des élections législatives et locales du dimanche 16 juillet, en solidarité avec la région du Pool.

Écouter l'audio 02:05

"Nous savons que la plupart des Congolais resteront chez eux" (Charlin Kinouani, mouvement "Ras-le-bol")

Les quelque 2 millions d’électeurs pour ces scrutins sont divisés sur la question d'aller ou pas voter ce dimanche. Les partis de la majorité et de l’opposition ont aligné des candidats. Il s’agit des principales formations de l’opposition dont l’UPADS qui incarne de l’opposition parlementaires et le Yuki de Guy Brice Parfait Kolelas. Ces derniers estiment qu’il faut lutter au sein des institutions plutôt que dans la rue.
Mais de nombreux Congolais pensent au contraire que les élections ne changent rien à leurs souffrances. Ils préfèrent donc ne pas aller voter. 
"On vote dans ce pays depuis 1958, mais rien ne change. Tous les quartiers de Brazzaville ont les mêmes problèmes. Cette fois-ci, je n’irais pas voter, et même ma famille aussi", affirme un jeune du quartier Plateau des 15 ans.

Pour les jeunes du mouvement citoyen "Ras-le-bol", les campagnes soulèvent les foules parce que les candidats proposent de l’argent. "C’est une mobilisation hypocrite. Nous savons que la plupart des Congolais resteront chez eux", affirme Charlin Kinouani du mouvement "Ras-le-bol". 

Kongo Flüchtlinge in Munigi (Getty Images/AFP/P. Moore)

Selon l'ONU, le nombre de personnes déplacées dans la région du Pool a été multiplié par six en moins d'un an, passant de près de 13.000 à 83.000 en mai 2017

En revanche, dans la région du Pool où se poursuivent les violences armées, certains candidats sur place appellent à aller voter. C’est le cas de Chrysostome Foukila, directeur de campagne du candidat du Rassemblement citoyen (RC) à Mbandza Ndounga dans le Pool. "Cet appel au boycott ne sera pas suivi. Les populations veulent du changement et dimanche nous irons voter", affirme-t-il.  

Le taux de participation reste donc le principal enjeu dans ces élections. Lors de l’élection présidentielle de mars 2016, environ 70% du corps électoral avait voté. Les analystes estiment que cette fois-ci, moins de 15% des votants seront enregistrés. Il n’y a pas que les appels au boycott qui pourraient justifier un faible taux de participation. Les violences qui ont suivi la proclamation de l’élection présidentielle devraient aussi démobiliser certains électeurs.

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