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Afrique

Rififi au sein de l'UDPS

Rien ne va plus dans les rangs de l'UDPS : le congrès organisé par Bruno Tshibala se déroule sans la branche qui soutient Felix Tshisekedi. Et ce dernier considère que le chef du gouvernement n'a aucune légitimité.

Selon le camp Bruno Tshibala, le congrès qui s'est ouvert ce jeudi vise à réconcilier l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) autour de nouvelles élections, après la mort de son leader historique Etienne Tshisekedi. 

Les délégués doivent par ailleurs statuer sur le rapatriement du corps d'Etienne Tshisekedi pour un enterrement digne à Kinshasa : "On ne peut pas admettre qu'on ne puisse pas jusque-là créer les conditions pour la succession de notre président Etienne Tshisekedi, décédé depuis le 1er  février  2017", a déclaré Maurice Muyananu, porte-parole de Bruno Tshibala. Il rappelle par ailleurs que son patron a salué l'initiative prise par la base : "d'abord remettre de l'ordre au sein du parti. Ensuite, créer un leadership responsable afin de rassembler toutes les sensibilités."

Pour en savoir plus : Le corps de Tshisekedi attend toujours d’être rapatrié

Demokratische Republik Kongo Felix Tshisekedi (picture-alliance/AA/P. Mulegwa)

Felix Tshisekedi, le fils du leader historique de l'UDPS

Trahison 

Pour le camp de Felix Tshisekedi, Bruno Tshibala a au contraire trahi la mémoire d'Etienne Tshisekedi. C'est pourquoi il a été exclu du parti. Par conséquent, il  ne peut convoquer un quelconque congrès au nom de l'UDPS.

Jean Claude Mputu, professeur de droit en Belgique, va dans le même sens : "Le congrès de Bruno Tschibala, malheureusement, se situe dans une démarche qui vise à diviser le parti. Finalement, le risque est que l'UDPS devienne une coquille vide, faute d'une préparation, par le fondateur, des vrais successeurs. Le problème de l'UDPS aujourd'hui c'est que Tshisekedi n'a pas laissé un héritier qui fait foi et les institutions du parti n'étaient pas prévues pour quelqu'un qui puisse continuer à diriger le parti sans son président."

Pour de nombreux observateurs congolais, l'UDPS n'est plus le grand parti de l'opposition qu'il était. Sans compter que ses actuelles divisions et l'absence de leadership profitent, bien entendu, au camp du président Kabila

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