Rideau de fumée et petites bouffées... | Vu d′Allemagne | DW | 26.10.2010
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Vu d'Allemagne

Rideau de fumée et petites bouffées...

Grèves d'avertissement dans les chemins de fer allemands et hausse du prix du tabac pour compenser la baisse des recettes de la taxe sur l'énergie : voilà les deux sujets traités aujourd'hui par les journaux allemands.

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Bouffée après bouffée, l'argent du fumeur part en fumée et l'État se réjouit de recettes fiscales supplémentaires.

Un rééquilibrage comptable que n'apprécie pas vraiment la Süddeutsche Zeitung. Cette décision pourrait sembler intelligente car elle évite d'une part des licenciements massifs dont menaçaient les industriels dans les secteurs concernés et d'autre part, elle touche les fumeurs, ces nouveaux hors-la-loi de la santé publique. Mais si l'on écarte un instant ces prétextes, on découvre que CDU, CSU et FDP, les soi-disant héros de la réduction des subventions et d'une fiscalisation basse, simple et équitable, cimentent par cette décision la subventionnite générale du pays et augmentent les impôts indirects. Exactement le contraire de ce qu'ils prônent depuis des décennies.

Zigarettenschachtel mit Steuermarken

L'impôt sur le tabac est la deuxième source de taxe à la consommation après l'essence. Pourquoi s'en priver, semble se dire la coalition de Berlin.


La Frankfurter Allgemeine Zeitung enrage : les fumeurs doivent boucher les trous des caisses publiques pour compenser la baisse des recettes de la taxe sur l'électricité. Les expériences passées ont appris aux politiques que ce type de tactique échoue lorsque l'on tire trop sur la corde. En 2004, les deux augmentations coup sur coup du prix des cigarettes ont rapporté à l'État 2,8 milliards d'euros de moins que prévu. Cette fois-ci, on y va plus doucement et les mini augmentations de quelques centimes d'euros par paquet devraient rapporter au fisc allemand 1 milliard d'euros de plus par an jusqu'en 2015. Mais neuf augmentations de prix en dix ans, le bilan est lourd.
Le bilan est triste, renchérit la Frankfurter Rundschau. Un an seulement après son début difficile, la coalition n'a rien d'autre à annoncer avec fierté que sa capacité à s'entendre sur la suppression de quelques promesses électorales. Le gouvernement se vante de sauvegarder la capacité de concurrence de l'industrie allemande en continuant de la subventionner largement. Cette coalition conservatrice ne consolide pas le budget national mais tente, par des tours de passe-passe comptable, de ne pas crouler sous le poids de la dette. L'addition ? C'est bien entendu les citoyens qui la règleront. Et les groupes industriels et leurs lobbies de ricaner sous cape.

Warnstreiks bei der Bahn

Les sociétés privées de chemin de fer perdraient leur avantage concurrentiel en acceptant les mêmes coûts salariaux que les chemins de fer allemands, leur principal concurrent.

Die Welt analyse les grèves d'avertissement lancées aujourd'hui dans les chemins de fer allemands. De nouveau, ce sont les citoyens qui en font les frais. Mais ce conflit salarial va au-delà d'une lutte pour quelques euros de plus sur la fiche de paie. Les syndicats veulent une convention tarifaire de branche qui imposerait des standards salariaux minimum pour tout le secteur, employeurs privés et publics confondus. C'est tout sauf de la libre économie de marché, regrette le quotidien.

Auteur : Christophe LASCOMBES
Édition : Sébastien MARTINEAU

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