Responsables mais pas coupables | Vu d′Allemagne | DW | 08.02.2012
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Vu d'Allemagne

Responsables mais pas coupables

Les journaux allemands de ce mercredi reviennent sur les manifestations contre la rigueur qui ont eu lieu hier en Grèce et sur la visite du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov en Syrie.

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"Ca suffit!" scandent les manifestants à Athènes

Peux-t-on encore sauver les Grecs ? s'interroge die Tageszeitung. Ces Grecs qui ont constamment besoin de nouveaux milliards sans pour autant que la situation de leur pays s'améliore.C'est de leur faute, entend-on de plus en plus souvent en Allemagne. Ils ne font pas assez d'économies, les salaires sont encore trop élevés, ils n'y arriveront jamais. Et les Allemands alors ? S'ils devaient faire face à une crise de l'ampleur de celle qui frappe les Grecs, comment s'y prendrait-ils? Voilà une question que l'on se pose trop rarement ici, estime le quotidien qui fait de la générosité son mot d'ordre.

Avis diamétralement opposé de die Welt qui illustre sa Une, comme die Tageszeitung d'ailleurs, avec la photo de manifestants grecs brûlant un drapeau allemand. D'un point de vue purement économique, cela fait longtemps qu'Athènes ne devrait plus recevoir de crédits. Les Européens continuent cependant de verser des milliards. Ils repoussent le problème, le rendant par là-même encore plus complexe. C'est peut-être plus facile pour eux maintenant mais ce n'est pas une bonne solution pour l'Europe de demain.

Russlands Außenminister Sergei Lawrow in Syrien

La Russie a affirmé que Bachar al-Assad était conscient de sa responsabilité

Il est aussi question de responsabilité à la Une de la Frankfurter Allgemeine Zeitung mais cette fois en ce qui concerne la Syrie. Le journal s'interroge sur la visite de Sergueï Lavrov à Damas. Pourquoi par exemple, le chef de la diplomatie russe, qui critiquait ce week-end encore le plan de sortie de crise de la Ligue arabe le trouve-t-il tout d'un coup à son goût ? Pourquoi était-il accompagné de son chef des renseignements extérieurs ? Ce dernier a-t-il donné à Bachar al-Assad des informations sur la fidélité de ses "partenaires" dans la région - l'Iran, le Hezbollah, le Hamas ? Cette visite fait-elle partie d'une stratégie visant à préparer une transition à moyen terme ?

Ce qui est sûr, constate la Süddeutsche Zeitung, c'est que Pékin et Moscou veulent influencer un changement de pouvoir pacifique à Damas et sans intervention extérieure. Difficile de savoir s'ils y réussiront. Tout dépendra de la résistance du clan Assad. Mais en cas de réussite, la Russie et la Chine n'auront pas seulement réussi à protéger leurs intérêts en Syrie, elles auront aussi démontré qu'on peut accompagner les printemps arabes autrement. Qu'il existe des alternatives aux interventions parfois très naïves ou partiales des Occidentaux. Et que ces alternatives s'appellent diplomatie, connaissance du terrain et réalisme.

Auteur : Konstanze von Kotze
Edition : Marie-Ange Pioerron

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