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Vu d'Allemagne

Repenser l'intégration des Turcs en Allemagne

Si le président américain Donald Trump a félicité le président turc, ailleurs, ce sont surtout des critiques qui se font entendre. En Allemagne, où réside une forte communauté, le débat est particulièrement délicat.

Selon les résultats officiels, 51,4 % des électeurs ont voté pour la réforme constitutionnelle. Tout juste la majorité. Mais en Allemagne, le score en faveur de l'établissement d'un système présidentiel est plus élevé : 63,1% soit près de deux tiers des votants, selon l'agence de presse DPA. Certes, la participation en Allemagne n'a pas été aussi élevée qu'en Turquie, mais pour Cem Özdemir, il faut lire entre les lignes. Le député des Verts, qui est lui-même d'origine turque, souhaite que Berlin repense sa politique d'intégration : "Vous ne pouvez pas à la fois vivre en Allemagne et profiter des avantages d'une démocratie, tout en soutenant l'établissement d'une dictature dans un autre pays. C'est que forcément, vous ne vous sentez pas bien dans votre pays d'adoption. Il faut que la classe politique s'interroge sur ce qui n'a pas marché ces dernières décennies."

Stopper les négociations d'adhésion ?

Cem Özdemir n'est pas le seul à penser que la victoire du "oui" en Allemagne est en partie un vote protestataire. Mais ce qui inquiète aussi Berlin, c'est que la division de la société turque en Turquie se répercute en Allemagne et s'accroisse avec le temps. Le président Erdogan a par exemple déjà annoncé qu'il voulait réintroduire la peine de mort - au besoin en demandant de nouveau son avis à la population, y compris en Allemagne. Une ligne rouge supplémentaire qui devrait également interpeller l'Union européenne.

Officiellement, Bruxelles est toujours en cours de négociations concernant l'adhésion de la Turquie. Une situation qui ne peut plus durer selon Manfred Weber, président du parti conservateur PPE au sein du Parlement européen : "Ce référendum n'est pas un succès pour Erdogan - en tout cas pas un succès complet. Et la Turquie va selon toute vraisemblance dans la mauvaise direction : elle s'éloigne de la démocratie et de l'Etat de droit. La Turquie doit d'abord être claire sur la voie qu'elle souhaite désormais emprunter. Puis la balle sera dans le camp des Européens."

De son côté, l'Autriche en est déjà à l'étape suivante et souhaite que l'Union européenne stoppe tout de suite les négociations d'adhésion et travaille plutôt à l'établissement d'un accord de voisinage avec la Turquie. Le sujet sera sans doute à la Une du prochain sommet des chefs d'Etat et de gouvernement européens dans deux semaines.

 

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