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Santé

Repassage des seins et handicap

Le Cameroun interdit ce que l'on appelle "repassage des seins", mais notre correspondant a pu constater qu'il se pratiquait encore...Dans cette édition aussi la lutte contre le handicap, un problème de santé publique

Faire gonfler les seins pour favoriser le mariage précoce des adolescentes ou au contraire aplanir les seins pour retarder l'activité sexuelle des jeunes filles : des méthodes brutales sont parfois encore employées, en Afrique et spécialement au Cameroun, pour maîtriser la sexualité des adolescentes. Dans les zones méridionales du pays on estime que le repassage des seins concerne 30 à 50% des très jeunes filles..c'est en tous cas ce qu'a constaté un des auteurs de la première grande étude consacré à ce phénomène en 2005, le Dr. Flavien Ngo. Qu'en est-il aujourd'hui et quelles sont les conséquences médicales de cette pratique? C'est ce qu'a voulu savoir notre correspondant Henri Fotso dans son reportage.

Une bonne prothèse permet l'insertion

Le Handicap... il touche plus d'un milliard de personnes dans le monde d'après l'OMS, ce qui représente environ 15% de la population mondiale. Il est défini comme un déficience qui limite l'activité et cause des restrictions à la participation. Le vieillissement de la population, les maladies sont des facteurs aggravants du handicap. La Fédération Africaine des Techniciens Orthoprothésistes (FATO) s'est mise en place au Burkina Faso pour mettre sur pied un réseau de professionnels. Son secrétaire général Yé Nayé, nous a expliqué la naissance et les objectifs de cette fédération.

La santé en bref

L'Alliance francophone contre le développement des bactéries multirésistantes qui regroupe quelques 200 chercheurs et sociétés savantes français et étrangers tire la sonnette d'alarme, tout comme l'OMS : après des années de surconsommation d'antibiotiques, on entre, constatent-ils, "dans une période de risques et de pénuries". D'une part les bactéries sont devenues résistantes. On voit déja, notent-ils, des échecs thérapeutiques pour des infections jusqu'à présent tout à faits bénignes....D'autre part la mise sur le marché de nouveaux antibiotiques est rare: les grands groupes pharmaceutiques n'investissent plus beaucoup dans ce domaine qui parait moins rentable que celui des pathologies chroniques. A cela s'ajoute un danger supplémentaire : le manque de structure de veille sur l'émergence de bactéries multirésistantes. Malheureusement en Chine, en Inde ou en Afrique, elle n'existe pas. On peut espérer que l'OMS se consacre à cette tâche avec un objectif: éviter que ces bactéries contre lesquelles on n'a aucun moyen de lutter ne passent d'un continent à l'autre...

Et dans ce contexte une mise en garde contre les médicaments de rue. Elle émane du Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal. Le marché du faux médicament est estimé à plus de 12 milliards de FCFA par an, c'est ce qu'a rappelé son président Aboubacry Sarr lors d'une semaine de sensibilisation qui s'est déroulée à Dakar. "Plus de 200 000 personnes meurent chaque année parce qu'elles ont eu le malheur de prendre de bonne foi par exemple un faux médicament contre le paludisme" a-t-il expliqué. Selon Aboubacry Sarr, 30% des médicaments en circulation dans les pays en voie de développement sont fasifiés et 50% des médicaments disponibles sont concernés. Pire encore les antibiotiques sont vendus sans aucune prescription, or on le sait ces médicaments pris à tort et à travers renforcent la résistance des bactéries.

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