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Vu d'Allemagne

Rencontre Bush/Schröder à Mayence

Suite du feuilleton « George W. Bush en Europe ». Aujourd’hui, les journaux allemands reviennent abondamment sur sa visite en Allemagne, et sur sa rencontre avec le chancelier Schröder. Une rencontre marquée par les termes élogieux. Ainsi, d’après les propos de George W. Bush, l’Europe est le « principal allié » des États-Unis, et l’Allemagne un « partenaire pour la paix et la liberté », et le « cœur de l’Europe ».

La réconciliation?

La réconciliation?

L’atmosphère de la rencontre était paisible, et ce malgré l’ombre de leurs dissensions passées, comme le relate la Süddeustche Zeitung. Aussi, les deux dirigeants ont tenu à afficher leurs points communs, quitte à éviter les sujets qui fâchent, tels que la levée de l’embargo sur la vente d’armes à la Chine, ou le refus persistant des États-Unis de ratifier le protocole de Kyoto sur la protection climatique.

Un passage sous silence résumé ainsi par la tageszeitung de Berlin, qui légende sa photo d’un Gerhard Schröder un peu intimidé, souriant à George W. Bush, avec une citation du chancelier: « Nous nous sommes mis d’accord pour ne pas parler toujours des points sur lesquels nos positions divergent, mais plutôt de ceux sur lesquels nous sommes du même avis. »

« Rester amis », voici le titre du commentaire de Die Welt, qui compare les efforts de rapprochement des États-Unis et de l’Europe à ceux d’un vieux couple qui sait bien que c’est fini, mais qui fait d’effort, à cause des enfants.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung rappelle que c’est dans cette même ville de Mayence qu’en 1989, George Bush père appelait l’Allemagne, pas encore réunifiée, un « partenaire de décision ». Mais cela était une autre époque. Bien que la visite du président américain en Allemagne ne soit pas anodine, après les fortes tensions sur l’Irak, la FAZ se demande si les relations germano-américaines reviendront un jour ce qu’elles ont été. Non, répond-elle. Le Mur de Berlin et le rideau de fer ne sont plus, l’URSS a disparu. Les États-Unis ont focalisé leur attention sur d’autres zones. Et aujourd’hui, en Allemagne et en Europe, il suffit parfois de jouer la carte de l’antiaméricanisme pour gagner les élections. D’où l’espoir du journal de voir un jour la confiance primer dans les relations transatlantiques, sur la politique de la division et du ressentiment.

  • Date 24.02.2005
  • Auteur Sandrine Blanchard
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