RDC : publication du calendrier électoral ou rien | Afrique | DW | 08.08.2017
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Afrique

RDC : publication du calendrier électoral ou rien

L'opposition congolaise réunie au sein du Rassemblement exige la publication du calendrier électoral dans les délais. Pour se faire entendre, elle appelle à une série de villes mortes sur l'ensemble du pays.

Écouter l'audio 02:27

"Le fond de la démarche du pouvoir, c'est empêcher les élections"(J.Djoli)


En RDC, des effrontements meurtriers ont éclatés lundi à Kinshasa et dans l'arrière-pays. Une situation qui laisse planer le risque d'une généralisation de la violence dans tout le pays qui observe aujourd'hui une série de villes mortes.

L'objectif de ces différentes actions  est de presser la Céni, la Commission électorale nationale indépendante, à publie le calendrier électoral comme le réclame les instigateurs de ces manifestations.

Selon divers témoignages, des coups de feu ont été entendu lundi près de la prison centrale de Makala à Kinshasa, dans les quartiers populaires de Matete dans le centre. Matadi, la capitale de la province du Bas-Congo, a elle aussi  été attaquée par des assaillants. Ces violences ont fait une douzaine de victimes et le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mendé Omalanga, estime que les assaillants sont issues de la secte Bundi Dia Kongo.

"Les postes de Police de Selembao, de Sainte Thérèse de N'djili et du Marché de la Liberté à Masina ont été attaqués par des groupes de jeunes gens qui avaient le front ceint en bandeau rouge se réclamant de la secte Bundu dia Kongo. Ceux qui s'en sont pris au poste de police de Boma, dans le Congo central ont pu être maîtrisé sans incidents. Nous attendons d'identifier et les diplomates qui seraient à la base de cette action comme auteurs intellectuel et ceux qui sont responsables de ce groupe de jeunes visiblement drogués", souligne Lambert Mende.

"On veut jouer avec le feu"

Pour l'opposition : ce qui s'est passé hier est un prétexte tout trouvé par le pouvoir de Kinshasa pour justifier l'instauration d'un état d'urgence en RDC. Jacques Djoli Eseng'Ekeli est le président de la commission politique, administrative et juridique du Sénat pour le compte du MLC, le Mouvement pour la libération du Congo, de Jean-Pierre Mbemba Gombo, actuellement détenu à la Haye.

"Le fond de la démarche du pouvoir, c'est d'empêcher l'organisation des élections en provoquant le chao et en instrumentalisant la Céni qui joue malheureusement cette synphonie macabre. Il ne faut pas  que la communauté internationale et les Congolais tombent dans le piège de cette pseudo-proclamation de l'état d'urgence qui flotte dans l'esprit de certains laboratoires  de la majorité. On veut jouer avec le feu comme au Venezuela  ou ailleurs. Ce n'est que du le tralala" poursuit Mr. Djoli.

Selon son porte-parole en Europe, le député Ne Muanda Nsemi, le chef du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo, à l'origine de ces attaques, promet de rendre la RDC "ingouvernable" jusqu'au départ du pouvoir de Joseph Kabila Kabange. Ceci à n'importe quel prix, toujours selon ce porte-parole.


Rappelons qu'en mai dernier, les adeptes Bundu Dia Kongo, mouvement qui allie mysticisme et politique, ont  revendiqué l'attaque de  la prison centrale de Makala à Kinshasa faisant évader plusieurs prisonniers dont leur gourou Ne Mwanda Nsemi. Cet opposant à Kabila court toujours depuis son évasion spectaculaire de la prison.

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