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Afrique

RDC : pourquoi l'opposition refuse de voter la loi électorale

Adoptée ce lundi la nouvelle loi ne convainc par l'opposition, qui reproche l'introduction d'un "seuil de représentativité".

Écouter l'audio 01:53

"Des acteurs politiques seront écartés du jeu politique" - (Stephanie Wolters)

En République démocratique du Congo, l'opposition a refusé de voter la loi électorale qui a été adoptée ce lundi par le Parlement. À l'origine de la querelle, l'introduction d'un "seuil de représentativité" de 1% aux législatives qui empêcherait les petits partis d'envoyer des députés à l'Assemblée nationale. Cette nouvelle loi fait débat jusqu'au sein du parti majoritaire, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). "Même au sein de la majorité présidentielle de Joseph Kabila certains qualifiaient cette réforme d'inacceptable", confirme Stephanie Wolters, responsable des questions de paix et sécurité à l'ISS, l'Institut d'études stratégique de Pretoria .

Petits partis en danger ?

Kongo Demonstration der Opposition in Kinshasa (Getty Images/AFP/E. Soteras)

Manifestation de l'opposition en 2016.

"Cette loi est vue comme celle qui va écarter beaucoup de petits partis de la possibilité de contester des élections. Et même au sein de la majorité, il y a des partis qui n'auraient pas pu contester si on avait conservé cet aspect", explique la spécialiste. Le taux réduit à 1% est encore considéré comme innacceptable par certains. "Je comprends l'opposition car, avec les 1 % de représentativité, l'opposition peut avoir des partis actifs au niveau local, provincial  et municipal mais il y aura des acteurs politiques qui seront écartés du jeu politique parce qu'ils n'arriveront pas à atteindre ce seuil de 1%". 

Renforcement du PPRD

Le seuil de représentativité de 1% pourrait aussi, selon certains, renforcer le parti au pouvoir (PPRD). "Le parti présidentiel est constitué de beaucoup de partis, il y en a même qui  ont été créés par le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) , des partis satellites", explique Stephanie Wolters. C'est en ça que, selon, elle on peut interpréter ce seuil de pourcentage introduit comme une tentative de consolider la force du parti présidentiel, le PPRD. "C'est beaucoup plus facile de contester une élection si tu contrains tout le monde à te rejoindre et à  gagner cette élection que si tu as des forces éparpillées, émiettées avec des petits partis un peu partout", conclut-elle.

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