RDC : le gouvernement tente de rassurer | Afrique | DW | 17.02.2017
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Afrique

RDC : le gouvernement tente de rassurer

Après des propos du ministre du budget laissant entendre qu'il y aurait des difficultés financières, le gouvernement rassure. Il ne s'agirait pas d'une impossibilité de tenir l'échéance électorale prévue en fin d'année.

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"Nous appelons la population à la vigilance" (Trésor Akili de Lucha)

En République démocratique du Congo, la semaine s'achève sur une note d'inquiétude : les élections prévues d'ici la fin de l'année auront-elles vraiment lieu? Des propos du ministre du budget Pierre Kangudia laissant entendre qu'il y aurait des difficultés de financement jettent un doute sur l'effectivité de la tenue de l'échéance. Même si le gouvernement et le ministre du budget tentent de calmer le tollé déclenché par ces déclarations, beaucoup de Congolais dénoncent déjà une manoeuvre du pouvoir pour préparer les esprits à un éventuel report.

En effet, l'inquiétude est palpable chez nos interlocuteurs comme elle l'est dans l'opinion congolaise en général. Mais si l'inquiétude est si grande c'est bien parce que le report de la présidentielle l'an dernier a été justifié par des problèmes de financement. Trésor Akili, chargé de la communication de la plateforme de militants pro-démocratie lucha, "lutte pour le changement", appelle à la vigilance :

 

Kongo Lucha-Bewegung Aktivist Tresor Akili Nahaufnahme (Getty Images/AFP/F. Scoppa)

Trésor Akili, chargé de la communication de Lucha

"Lucha" appelle à la vigilance

"Nous pensons que si cela s'est passé une première fois, ce ne sera pas le cas une seconde fois. Nous appelons le gouvernement à savoir engager sa responsabilité et nous appelons la population à la vigilance et à observer de manière critique cette actualité qui circule dans la république."

L'universitaire François Nsenda Mukoka est du même avis. Il qualifie l'intervention du ministre d'insolite. Preuve que le gouvernement est conscient de l'ampleur atteinte par la panique, il multiplie les occasions pour rassurer les populations. Sur des chaînes de radio locales, le ministre du budget Pierre Kangudia s'est évertué à clarifier ses propos : "je n'ai jamais parlé de la non tenue des élections en 2017" a-t-il martelé sur Radio Okapi semblant dénoncer une mauvaise interprétation de ses propos.

Contactée, la conférence épiscopale congolaise joue l'apaisement. Abbé Donatien Nsholé en est le porte-parole :

 

DR Kongo Präsident Kabila einigt sich mit Opposition (Getty Images/AFP/J. D. Kannah)

La CENCO préfère attendre qu'un nouveau gouvernement s'installe

La CENCO attend le nouveau gouvernement

"Oui, parce que nous attendons un nouveau gouvernement qui va travailler selon les objectifs fixés dans l'accord du 31 décembre. DW : Mais est-ce que quelque part, que ce soit le ministre actuel ou celui qui va venir ou la CENI, il ne faudrait pas prendre au sérieux ces problèmes de financement qui pourraient survenir? - Abbé Nsholé : Vous savez que le gouvernement qui sera mis en place aura comme premier objectif l'organisation des élections. Et il y aura un Conseil national de suivi de l'accord. Si c'est une réalité objective nous ferons avec mais nous pensons que s'il y a bonne volonté, on peut trouver des solutions pour qu'on ait des élections dans les meilleurs délais."

Un milliard huit cents millions de dollars. Ce serait le coût prévisionnel des élections qui devrait s'étaler sur plusieurs exercices budgétaires. Dans les coulisses il est évoqué l'idée d'une réduction à travers l'abandon de certaines charges du processus afin de pouvoir honorer le rendez-vous fixé à la fin de l'année 2017.

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