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Afrique

RDC : la province du Katanga face aux groupes armés

Alors que la région du Nord-Kivu est toujours en proie à une instabilité permanante, la province du Katanga dans le sud-est du pays subit également le règne des groupes armés.

La Monusco, la mission des Nations unies au Congo, le reconnaît elle-même. Dans un communiqué publié récemment, la mission onusienne indiquait que les miliciens Maï-Maï et Kata-Katanga, de part leurs activités criminelles, sont devenues une source d'insécurité grandissante au Katanga. Et la Mission de l'ONU n'est d'ailleurs pas la seule à s'inquiéter de cette situation. Les organisations de la société civile du Katanga se montrent elles aussi préoccupées par les agissements des miliciens Maï-Maï et Kata-Katanga. Écoutez ci-dessous Jean-Pierre Muteba, porte-parole de la société civile du Katanga.

Écouter l'audio 02:09

"Quand ils arrivent, ils brûlent les maisons, ils pillent les maisons..." (Jean-Pierre Muteba)

La Ligue congolaise des électeurs confirme également les violences et autres exactions commises par ces milices. Sylvain Lumu Mbaya est le secrétaire exécutif de cette ONG :

« Ils sont une importante rébellion. Ils prennent les biens et surtout ils pillent dans les mines et ils imposent aux enfants de rejoindre leurs rangs. »

Sur les revendications de ces groupes armés, on sait très peu de choses. La milice Kata-Katanga revendiquerait l'indépendance du Katanga, une province régulièrement secouée par des velléités sécessionnistes depuis l'indépendance de la RDC en 1960. Quant aux Maï-Maï, dirigés par un certain "Gédéon", évadé de la prison de Lubumbashi en septembre 2011 avec près de 1.000 autres détenus, lui et ses hommes sont surtout accusés de piller les ressources minières dont dispose la région. Mais que dit le gouvernement congolais face aux actes perpétrés par ces milices ?

« Les autorités ont lancé un appel au gouvernement pour lancer une riposte mais la réponse tarde à venir », constate Sylvain Lumu Mbay.

Quant à l'Association congolaise pour l'accès à la justice, elle presse le gouvernement congolais d'agir vite au Katanga afin de mettre fin aux attaques répétées et aux exactions contre les populations civiles.

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