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Afrique

RDC: l’étau se resserre autour de Joseph Kabila

Après les sanctions de l'UE contre huit proches collaborateurs de Joseph Kabila, les USA ont placé sur leur liste noire financière le général François Olenga, en charge de la garde rapprochée du président congolais.

Écouter l'audio 02:59

" Ces sanctions de l'UE deviennent un peu comme un jeu d’enfant " (Ramazani Shadari)

Dans un communiqué, l’ONG Human Rights Watch a appelé les dirigeants africains à faire pression sur le régime de Kinshasa. Toute cette batterie de mesures a pour seul but de presser Joseph Kabila à accélérer le processus politique, en vue de l’organisation en novembre de l’élection présidentielle. Tel que l’a recommandé l’accord du 31 décembre 2016, chapeauté par les évêques catholiques. Dolly Ibefo, chargé des Programmes de l’ONG, « La Voix des sans voix » fondée par Floribert Chebeya assassiné il y  a tout juste sept ans, estime que ces pressions vont influencer le régime Congolais, croit fermement  :

Floribert Chebeya assassiné a été assassiné en juin 2010 en même temps que son chauffeur

Floribert Chebeya assassiné a été assassiné en juin 2010 en même temps que son chauffeur

" Presque toutes les autorités  placent les biens qu’ils ont volés de la RDC en Europe. Des sanctions pareilles vont empêcher que ces gens puissent accéder à tous leurs biens. Et leurs familles qui sont implantées dans ces pays auront des difficultés à vivre, parce qu’il n'y aura pas de transactions avec le pays "

Kinshasa minimise les sanctions européennes

Ces sanctions touchent notamment le directeur de l'Agence nationale de renseignement (ANR), Kalev Mutondo, impliqué dans l'arrestation arbitraire d'opposants et de militants de la société civile. Elles consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager dans l'Union. Parmi les responsables sanctionnés figure aussi  le porte-parole du gouvernement et ministre de la communication, Lambert Mende Omalanga, accusé d'être responsable de la "politique répressive menée envers les médias". Y figure également le ministre de l'Intérieur Ramazani Shadari, accusé d’être responsable de l'arrestation d'activistes et d'opposants politiques et de nombreux cas d'abus commis par les services de sécurité à Kinshasa en janvier et février dernier et dans les provinces du Kasaï. L’intéressé réfute toutes ces accusations. Son prédécesseur, Evariste Boshab, est quant à lui visé pour avoir réprimé des manifestations en 2016 à Kinshasa pendant lesquelles "de nombreux civils ont été tués ou blessés par les forces de sécurité".  

Et la liste est encore longue. Le gouverneur du Kasaï

Moïse Katumbi accuse le pouvoir de Joseph Kabila de vouloir l’empêcher de se présenter á la prochaine élection présidentielle de novembre 2017

Moïse Katumbi accuse le pouvoir de Joseph Kabila de vouloir l’empêcher de se présenter á la prochaine élection présidentielle de novembre 2017

central, Alex Kande Mupompa (exécutions extrajudiciaires), l'ancien gouverneur du Haut-Katanga Jean-Claude Kazembe (répression au cours de laquelle 12 civils ont été tués), le commandant de la 31e Brigade des Forces Armées de la RDC, Muhindo Akili Mundos (exécutions extrajudiciaires et massacres) sont également sur la liste. Cette liste, publiée au Journal officiel de l'UE, s'ajoute à celle de sept personnes soumises à des sanctions depuis décembre 2016 "en réponse aux entraves au processus électoral et aux violations des droits de l'Homme qui y étaient liées", a indiqué le Conseil de l'UE dans un communiqué. Joint par la Deutsche Welle, le ministre de l'Intérieur Ramazani Shadari réfute toutes ces accusations:

" ..Interdiction d’aller en Europe, c’est quoi ? Moi, cela fait dix ans que je n’ai pas mis les pieds en Europe. La RDC, c’est 26 pays de l’UE. Je peux aller à Mbandaka, à Lubumbashi. Si je veux changer, je vais en Centrafrique ou bien en Tanzanie. Ce sont des affabulations, du n’importe quoi. D’ailleurs, tout le monde applaudi ma démarche politique. C’est pourquoi, même les Congolais s’en moquent. Ces sanctions deviennent un peu comme un jeu d’enfant "

Compté également parmi les victimes du régime de Kinshasa, l’ancien gouverneur du Katanga Moise Katumbi a déposé une plainte contre l’Etat congolais, auprès du comité des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève. L’opposant, qui s’est déclaré candidat à la prochaine élection présidentielle, prévue en novembre, se dit harcelé par l'actuel pouvoir.

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