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Afrique

RCI: profondes divergences entre le parti au pouvoir et l'opposition

En Côte d'ivoire, la campagne pour le référendum constitutionnel bat son plein. Mais les divergences entre le parti au pouvoir et l'opposition sont profondes.

Ce projet de Constitution, riche de 187 articles, fait sauter le verrou de la limite d’âge et règle la question de l’ivoirité - qui a été à la base de nombreux conflits qu’a connu le pays depuis 1993-. Ce qui fait dire à Yacouba Doumbia, président du Mouvement ivoirien des droits de l’homme (MIDH), qu’il y’a des avancées significatives dans ce projet de Constitution. L’opposition fait grief à la nouvelle Constitution d’avoir prévu un poste de vice-président et d'un Sénat. Ce sont ces choix politiques qui font aujourd’hui débat dans le pays. Le groupe des 23 de l’opposition ou encore le front du refus, s’en prennent à Ouattara et aux experts.

Mamadou Koulibaly, Vorsitzender der Partei Liberté et démocratie pour la République Elfenbeinküste (AFP/Getty Images/S. Kambou)

Mamadou Koulibaly, membre du front de l'opposition

Pour Mamadou Koulibaly ancien président de l’Assemblée nationale, le président ivoirien veut prendre le peuple de vitesse: "Deux jours pour faire adopter [le texte] à l'Assemblée nationale, six jours de campagne pour ensuite aller adopter au pas de course: c'est une procédure anti-démocratique."

L’opposition, qui a décidé de se donner les moyens légaux et démocratiques pour boycotter ce référendum du 30 octobre prochain, estime que le président Ouattara s’est taillé une constitution sur mesure afin de se maintenir au pouvoir, comme l'explique Mamadou Koulibaly: "À l'article 177, il est écrit que le président de la République peut se permettre toute modification future de la Constitution, sans avoir besoin de reférendum. Une fois que cette Constitution sera adoptée, soit il prépare lui-même 2020, pour donner l'illusion qu'il y a un successeur, mais en 2020 il va être candidat, en disant: comme la Constitution est une loi dont les effets ne peuvent être rétroactifs, il commence là maintenant le premier mandat de la troisième République". Voilà pourquoi l'opposition exige l’annulation pure et simple de ce référendum.

Elfenbeinküste Wahlkampf Pascal Affi N'Guessan (DW/K. Gänsler)

Pascal Affi N'Guessan du FPI (à droite)

Au-delà du texte de la future Constitution, opposition et société civile dénoncent également le retour de deux bulletins de vote en lieu et place du bulletin unique, qui laisse croire que quelque chose se trame à l’horizon, soutient Yacouba Doumbia du MIDH. Le week end dernier, à l’ouverture de la campagne référendaire, partisans du Oui et ceux du Non ont commencé à se bander les muscles au travers de meetings interposés. Si ceux du Oui appellent à un vote massif, les partisans du Non invitent les ivoiriens à rester chez eux. À quoi devront s’attendre les ivoiriens les tous prochains jours ? Seul le temps nous répondra.

 

 

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