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Afrique

RCA: les priorités du président Touadéra

Le président de la Centrafrique, Faustin Archange Touadéra, est depuis 100 jours au pouvoir, dans un pays qui sort de crise. Dans une interview à la DW, le chef de l'Etat explique ce qu'il entend faire de son mandat.

Voir la vidéo 12:21

"Il faut réformer les forces de sécurité et restaurer aussi l'autorité de l'Etat" (Faustin-Archange Touadera)

Cliquez sur l'image ci-dessus pour voir la vidéo de l'interview accordée par le président centrafricain à notre correspondant à Bangui, Benjamin Baramoto.

Le chef de l'Etat y développe sa stratégie pour finir de pacifier la RCA, faire le bilan de la transition menée par Mme Samba Panza, réformer le secteur de la défense et réconcilier la population.

DW: Il y a des objectifs que vous vous êtes fixés, lors de la prestation de votre serment. Est-ce qu’au jour d’aujourd’hui, on peut savoir lesquels de ces objectifs ont été atteints ?

F.-A. Touadéra : Bon, vous savez que nous avons un mandat de cinq ans. Donc c’est tout un programme. Bien entendu, nous avons des priorités. Il est difficile de dire qu’en cent jours, on va attendre ces objectifs. Et comme vous le savez, le pays a traversé des moments très difficiles, et tout est priorité, tout est urgent, tout est à reconstruire. Ça, c’est une évidence. Mais il nous a fallu des priorités. Nous avons décliné ces priorités disons de quatre ordres : il y a d’abord, les problèmes de sécurité. Il y a aussi les questions économiques, c'est-à-dire l’assainissement des finances publiques, il y a aussi l’autorité de l’État que nous devons déployer sur l’ensemble du territoire, et la satisfaction des besoins de base, des besoins essentiels. Ça, ce sont nos priorités. Mais aussitôt investi, nous n’avons pas tardé, nous avons nommé un Premier ministre, mis en place un gouvernement. Et aujourd’hui, le gouvernement travaille, nous-mêmes nous n’avons pas attendu, nous avons commencé, surtout pour la paix, nous avons rencontré les responsables des groupes armés pour des échanges et leur montrer notre vision et leur demander de pouvoir apporter leur contribution dans le cadre de ce processus-là. Et aussi la paix, cela veut dire le désarmement, bien sûr puisqu’il y ales groupes armés. Il y aussi la réforme du secteur (de la) sécurité, il nous restructurer nos forces armées. Nous avons l’intention de transformer notre armée – qui est une armée de projection – nous voulons la transformer en une force de garnison, pour que sur un certain nombre de sites nous ayons des garnisons. Tout cela est à l’étude actuellement au niveau du ministère de la Défense et de la sécurité et de l’État-major que nous venions de mettre en place.

DW : Une de vos décisions a été de commanditer ou bien d’avancer l’audit du régime de la transition qui vient de s’achever, alors …

F.-A. Touadéra : Non, il faut rectifier, ce n’est pas l’audit de la transition, non, quand on parle d’audit, certains … il ne s’agit pas d’une chasse aux sorcières, non. Il s’agit pour le gouvernement de faire l’état des lieux. Il est tout à fait normal, quand vous arrivez quelque part, c’est tout à fait normal que vous sachiez ce que vous allez trouver. C’est un outil qui permette de savoir quelles sont les faiblesses, quelles sont les forces, pour pouvoir déterminer les stratégies en conséquence. Ça va nous servir de correction, ça va aussi nous servir d’évaluation de nos actions.

DW : Cela ne vous a pas échappé que certaines parties du pays, et même la capitale a assisté à une recrudescence de violences.

F.-A. Touadéra : oui.

DW : Pourquoi le désarmement, qui figure en tête de vos priorités, qui est une réclamation de la population, aussi, n’a toujours pas commencé ?

F.-A. Touadéra : Cela ne fait que deux mois, deux ou trois mois. Je vous ai dit que j’ai commencé à discuter avec tous les groupes armés, les responsables des groupes armés. Pour savoir, pour les informer de la manière dont nous entendons conduire ce programme. Nous venons de mettre en place une structure, qui va gérer ce dispositif avec les responsables, les représentants des groupes armés et de la communauté internationale. Ce n’est pas une question que nous allons gérer seuls. Nous allons la gérer avec les responsables des groupes armés, et la communauté internationale, et le gouvernement. Et aussi, pourquoi pas, la société civile, puisque c’est un dispositif … bientôt les responsables. .. Disons ceux qui sont désignés auprès de cette structure, seront désignés par leurs entités pour figurer dans les structures que nous allons créer pour justement commencer ce processus.

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