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Afrique

Ras le bol des violences dans le Pool

Les voix s'élèvent à Brazzaville pour demander au gouvernement de stopper les violences dans la région du Pool, au sud de la capitale. Les incidents de ces derniers jours ont provoqué un exode massif de la population.

Écouter l'audio 02:00

La population vit comme sous un blocus

Au moment où le Congo enterre une vingtaine de personnes tuées dans le Pool, les populations appellent les autorités à mettre fin à cette crise. Elles estiment que cette situation n'a que trop duré et que la crise paralyse ce département. "Il faut disperser les ex-combattants en les réinsérant chacun dans un lieu étranger", estime un jeune ressortissant du Pool.

D'autres voix demandent carrément l'arrestation du Pasteur Ntumi et de ses hommes, responsables, selon eux, des crimes perpétrés dans le Pool. "L'armée ne fait pas assez. Elle sait où se trouve Ntumi, pourquoi elle ne le déloge pas des forêts du Pool ? Il utilise les téléphones, parle aux médias, c'est donc facile de le localiser", affirme un Brazzavillois. Un autre, qui soutient le combat du Pasteur Ntumi, rejette au contraire la responsabilité sur le gouvernement. "Ils ne veulent pas du dialogue. Tout ce qui arrive est de la responsabilité du gouvernement", déclare-t-il.

Le Pool vit un vrai blocus

Les trafics routier et ferroviaire sont suspendus. Les populations ne peuvent pas cultiver, tandis que de nombreuses écoles sont toujours fermées, malgré la rentrée scolaire. Les paysans fuient les bombardements par hélicoptères ainsi que les exactes des miliciens ninjas.

Comment mettre fin à cette situation ? Loamba Moke, président d'une organisation de la société civile propose que le gouvernement ouvre un dialogue spécial avec le Pool.  "Il faut les laisser dire tout ce qu'ils ont sur le cœur, parce que cela fait quand même depuis 1993 que cette situation dure. Le Pool n'est pas un Etat, au Congo il y a un chef de l'Etat, qu'il se prenne des mesures courageuses dont l'organisation d'un dialogue sur le Pool", suggère Loamba Moke.

Mais pour les autorités, le Pasteur Ntumi et ses hommes sont des terroristes qu'il faut traquer, arrêter et juger. Pour l'heure, une solution politique à la crise du Pool n'est pas encore dans les agendas, et l'armée reste mobilisée dans ce département.

 

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