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Afrique

Rajaonarimampianina veut rester en place

Le président malgache conteste le vote des députés. L’Assemblée nationale avait voté sa destitution, à une large majorité, pour « violation de la constitution ». La Haute Cour Constitutionnelle tranchera.

Bildergalerie Herausforderungen für Madagaskars neuen Präsidenten Hery Rajaonarimampianina

Hery Rajaonarimampianina

Seulement voilà, Hery Rajaonarimampianina ne l’entend pas de cette oreille et le chef de l’Etat a chargé la Haute Cour Constitutionnelle de tranché. Quelle que soit l’issue de ce dossier, Madagascar pourrait bien replonger dans une nouvelle ère d’instabilité.

« Je suis encore là, je suis encore debout ! », voilà ce qu’a déclaré le président dans une allocution télévisée. Pourtant, 121 députés sur 151 avaient décidé hier de voter la destitution du chef de l’Etat. Une majorité d’autant plus écrasante que le président n’a été élu que fin 2013, lors des premières élections libres organisées depuis le coup d’Etat militaire de 2009. Ce scrutin avait fait espérer que la page de l’instabilité et de l’isolement politique était tournée.

Dix-huit mois plus tard, les députés reprochent au chef de l’Etat de ne pas avoir tenu ses promesses et violé la constitution, notamment, en accusant du retard dans la mise en place de la Haute cour de justice, en portant atteinte à la laïcité de l’Etat, avec des discours dans des églises, en faisant obstruction à la mise en place d’une commission électorale indépendante.

Une majorité délitée

Le vote de mardi a confirmé à quel point la majorité du camp présidentiel à l’Assemblée était fragile. Une des erreurs du président aura sans doute été de signer les résolutions de la réconciliation nationale qui préconisent une dissolution de l’Assemblée, et le vote des députés pourraient bien être une réponse du berger à la bergère.

Bientôt, un retour de Marc Ravalomanana

Bientôt, un retour aux affaires de Marc Ravalomanana ?


Tous les soutiens de Hery Rajaonarimampianina l’ont progressivement lâché, y compris le camp de l’ancien président Marc Ravalomanana, qui s’était récemment rallié au nom de la stabilité retrouvée : la vingtaine de députés du parti TIM ont voté contre le chef de l’Etat. D’aucuns prédisent déjà que Marc Ravalomanana, tout comme son successeur Andry Rajoelina veulent en réalité revenir au plus vite sur le devant de la scène, avant même la tenue de la prochaine présidentielle, prévue en 2018.

Décision de la HCC

C'est désormais à la Haute Cour Constitutionnelle de trancher. Sa décision pourrait prendre plusieurs semaines. Si la cour abonde dans le sens des députés, des élections anticipées devront être organisées sous 60 jours maximum. Si elle maintient son soutien au président, celui-ci procèdera sans doute à la dissolution de l’Assemblée. Mais ne restera en place qu’au prix du sacrifice de ses derniers soutiens.

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