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Vu d'Allemagne

Racisme: un mal américain?

La mort de Walter Scott, un Noir américain non armé, abattu de plusieurs balles dans le dos par un policier blanc à Charleston, en Caroline du Sud fait encore couler beaucoup d'encre.

"Il y a un demi-siècle le racisme aux Etats-Unis était encore éhonté, effronté et visible. Aujourd'hui les choses ont certes évolué, relève le quotidien Die Welt. Mais il est toujours possible en regardant un bébé américain de savoir avec quelles chances il part dans la vie : il suffit de regarder la couleur de sa peau.

Proteste USA North Charleston

Manifestation contre la brutalité policière à North Charleston

C'est une honte! s'indigne l'éditorialiste. D'autant que les barrières et les lois ségrégationnistes qui maintenaient les Noirs dans des ghettos ont été abolies. Il existe mille et un programmes de lutte contre la pauvreté. Le Ku Klux Klan n'a plus de députés et l'Amérique a un président noir. Que faut-il donc faire ? Personne ne le sait exactement. Mais le policier passe en justice et il est inculpé de meurtre, c'est un bon début! souligne l'éditorialiste.

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Une image de la video montrant le policier Michael Slager (à dr.) tirer dans le dos de Walter Scott

"Celui qui prétend que de tels cas n'ont rien à voir avec la couleur de peau des victimes, celui là ferme les yeux devant le racisme quotidien aux Etats-Unis, estime le journal Märkische Oderzeitung. Les Noirs gagnent moins, sont plus souvent contrôlés sur les routes, sont sous-représentés dans la politique et sont plus souvent victimes de violences policières que d'autres Américains. La mort de Walter Scott le démontre de manière brutale!", conclut l'éditorialiste.

Autre thème: la visite en Russie du Premier Ministre grec Alexis Tsipras

"La Grèce, membre de l'Union européenne, est un pays souffrant, mais c'est aussi un état souverain. On pourrait presque l'oublier face aux commentaires inamicaux qui ont accompagné le voyage de Tsipras à Moscou, relève la Frankfurter Rundschau. Tsipras a le devoir de sauver son pays de la banqueroute.

Russland Griechenland Tsipras bei Putin

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras (à g.) et le président russe Vladimir Poutine au Kremlin

Pour cela une bonne entente avec ses partenaires européens est nécessaire, car la Grèce a un besoin urgent de leur aide. Mais le gouvernement grec a aussi parfaitement le droit de chercher ailleurs de bonnes conditions pour son pays. Même si c'est en Russie, que beaucoup en Occident considèrent à nouveau comme „L'Empire du Mal“ ! Naturellement, Tsipras doit le faire à partir d'une position clairement européenne, mais jusqu'ici, il n'a jamais laissé le moindre doute à ce sujet, souligne le journal.

"Si Athènes veut réaliser les privatisations annoncées, elle a besoin d'investisseurs, remarque la Süddeutsche Zeitung.

Symbolbild Griechenland Steuerbetrug Reichtum

Le port de Mykonos

Moscou est intéressé par les ports grecs et par l'exploitation des gisements de pétrole et de gaz soupçonnés d'exister devant les côtes grecques, afin d'avoir, à l'avenir, non seulement un pied en Europe, mais toute une jambe ! Et la politique est tout aussi importante: Poutine et Tsipras sont tous les deux en conflit avec Bruxelles. Poutine à cause de l'annexion de la Crimée et de la guerre dans le Donbass. Tsipras à cause des dettes grecques. La chance de contrarier un peu Bruxelles, peut être même de faire pression sur elle, cette chance, les deux populistes ne voulaient pas la laisser passer !", croit savoir l‘éditorialiste de la Süddeutsche.

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