Réfugiés syriens : la fuite, mais vers où ? | International | DW | 27.08.2012
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International

Réfugiés syriens : la fuite, mais vers où ?

La guerre civile pousse de nombreux Syriens à chercher refuge à l'étranger. Mais les pays voisins peinent à les accueillir. Le Liban se retrouve déstabilisé et la Turquie vient de décider de fermer sa frontière.

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Réfugiés syriens en Turquie

L'insurrection dure depuis près de 18 mois, et les tueries se multiplient, l'escalade de la violence pousse les civils syriens à l'exode. Plus d'un million d'entre eux n'ont pas le choix, leurs maisons ont été détruites par les bombes et les mortiers. Donatella Rovera, collaboratrice de l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International était il y a quelques jours encore à Alep, la grande ville du nord du pays :

« La population civile est prise entre les feux croisés des combattants, mais est aussi souvent victime d'attaques vicieuses et brutales des forces gouvernementales avec avions, hélicoptères, artillerie, tirs de mortiers et de grenades dans des quartiers fortement peuplés. »

Krieg in Syrien Kämpfe in Aleppo

Des combats dans le centre d'Alep, le 23 août

La Turquie ferme temporairement sa frontière

Rien que la semaine dernière 10.000 Syriens se sont réfugiés en Jordanie. Le conflit amène son flot de réfugiés également au Liban, où les tensions montent, du reste, entre sunnites et alaouites. La Turquie compte déjà 80.000 réfugiés syriens, et dimanche 26 août, elle a empêché au moins 2.000 Syriens de franchir la frontière dans la province méridionale d'Hatay. Un responsable turc a dit que les structures d'accueil sont submergées et que l'on allait les renforcer le plus rapidement possible.

Syrien Bürgerkrieg Hubschauber bei Damaskus abgestürtzt

Sur cette image amateur, un hélicoptère de l'armée, sans doute celui abattu le 27 août à Damas

Le régime de Bachar al-Assad, lui, voit la situation d'un tout autre œil et accuse la Turquie de soutenir ce qu'il appelle des "groupes terroristes".

Ainsi, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Faiçal Mikdad affirme : « Des groupes armés, des groupes terroristes reçoivent une aide extérieure, notamment de la Turquie qui fournit à ces gangs terroristes les armements les plus sophistiqués. En outre, elle permet aux terroristes du monde entier - y compris ceux d'Al-Qaïda - d'entrer sur son territoire pour qu'ils puissent entrer en Syrie. »

Amnesty dénonce des crimes contre l'humanité

L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International affirme avoir des preuves selon lesquelles les forces gouvernementales commettent des crimes contre l'humanité en massacrant délibérément des civils. L'organisation signale toutefois que l'opposition armée a commis aussi des crimes, même si c'est dans une moindre mesure.

Les violences quotidiennes font gonfler le nombre de Syriens qui réussissent à quitter le pays. Mais en Syrie même, ce sont au moins deux millions et demi de civils qui ont besoin d'aide humanitaire et de nourriture. Seul un quart d'entre eux reçoivent une aide, parce que le Croissant-Rouge syrien - seule organisation tolérée par Damas en territoire syrien - est complètement débordé.

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