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Destination Europe

Réfugiés, diplômés, ils sont jugés non-qualifiés

De nombreux diplômes étrangers ne sont pas reconnus en Allemagne. Les réfugiés sont souvent contraints d'exercer des travaux mal payés. Un cursus universitaire se propose de valoriser leur expérience. Reportage.

Le cursus de l'université d'Oldenburg est axé sur le travail social

Le cursus de l'université d'Oldenburg est axé sur le travail social

Pour les refugiés ayant obtenu l'asile politique en Allemagne, une difficulté très fréquente est celle de la reconnaissance de leurs diplômes étrangers. Ils sont considérés comme des travailleurs "non-qualifiés". Or, il y a des travaux sociaux, surtout dans les écoles, que les réfugiés pourraient exercer si leurs diplômes étaient reconnus. C'est pour cela que l'université d'Oldenburg, dans le nord de l'Allemagne, a créé un cursus qui prépare à exercer un travail social.

A 30 ans passés, Karina Ibrahimova a repris le chemin de l'université

A 30 ans passés, Karina Ibrahimova a repris le chemin de l'université

Karina Ibrahimova vient d'Azerbaïdjan, une ex-république soviétique. Il y a de cela huit ans, elle a quitté son pays, avec son mari et leurs deux enfants, pour demander l'asile en Allemagne. Elle ne parlait pas l'allemand et son diplôme de comptable n'a pas été reconnu. Mais grâce au cursus en travail social, elle travaille aujourd'hui dans une école primaire :

« C'était pas facile. Mais Dieu soit loué, j'ai eu le soutien de mon mari. Au moment où je faisais mes études, mon mari n'avait pas de boulot. Il est ingénieur de formation, mais ses diplômes n'ont pas été reconnus ici. »

"Ils font l'expérience que leur qualification a une valeur"

De nombreux immigrants en Allemagne, pas seulement des demandeurs d'asile, sont confrontés au problème de la reconnaissance de leurs diplômes. Le cursus universitaire en travail social est un palliatif. Il ne permet pas d'avoir un titre professionnel, mais il est plutôt une formation complémentaire. Andrea Hertlein est directrice du cursus :

Pour Andrea Hertlein, quand les parents travaillent, cela a un effet bénéfique sur toute la famille

Pour Andrea Hertlein, quand les parents travaillent, cela a un effet bénéfique sur toute la famille

« Nous avons des participants qui sont ici parfois depuis dix ans, mais dont les diplômes n'ont pas été reconnus. Ils sont admis ici pour le cursus universitaire pour le travail social. Et pour la première fois, ils font l'expérience que leur qualification a une valeur. »

L'école dans laquelle travaille Karina Ibrahimova accueille beaucoup d'enfants d'immigrés, et elle entend s'engager pour les aider : « On remarque que les enfants des immigrés ont besoin d'une personne de confiance, c'est-à-dire une personne aussi issue de l'immigration. »

Et Karina Ibrahimova va commencer d'autres études, également à Oldenburg, cette fois pour une formation interculturelle.

Auteurs : Jessica Holzhausen, Eric Segueda
Edition : Sébastien Martineau