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International

Quitter la CPI, une honte pour l'Afrique ?

L'Union africaine veut revoir ses relations avec la Cour pénale internationale. L'ancien secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, estime que ce serait « une marque de honte » si des pays africains quittaient la CPI.

La CPI et sa procureure Fatou Bensouda sont accusés de s'acharner sur les dirigeants africains

La CPI et sa procureure Fatou Bensouda sont accusés de s'acharner sur les dirigeants africains

Nombreux sont les pays membres de l'Union africaine qui contestent cette organisation judiciaire. L'union africaine veut examiner ses relations avec la CPI lors d'un sommet spécial qui aura lieu vendredi prochain.

Risque d'exclusion

Koffi Annan pense que cet examen mettrait en marge les pays africains. D'ailleurs, il rejette l'accusation selon laquelle la CPI s'acharne sur les dirigeants du continent. Pour lui, la CPI s'en prend à la culture de l'impunité et à leurs auteurs et non pas à l'Afrique.

William Ruto et Uhuru Kenyatta sont poursuivis pour les violences post-électorales de 2007-2008

William Ruto et Uhuru Kenyatta sont poursuivis pour les violences post-électorales de 2007-2008

De ce fait, peut-on dire que Koffi Annan embouche la trompette des pro-CPI ? Voici l'avis du politologue camerounais, Vincent Ebodé :

« Ayant travaillé dans le système des Nations Unies, je ne pense pas qu'il défende les pays occidentaux. Je pense tout simplement qu'il pense qu'il doit y avoir une étape intermédiaire qui pourrait être la diplomatie pour aboutir à une amélioration de l'équité dans la répartition des décisions de la CPI. »

La CPI, « épée de Damoclès »

Pour Koffi Annan, le fait que certains pays africains veuillent se retirer de la CPI est démesuré. Toutefois, le politologue Vincent Ebodé reconnaît que l'attitude de l'Union africaine, entre autres, se justifie par le procès en cours contre le vice-président kényan William Ruto, et celui à venir du président kényan Uhuru Kenyatta.

Le parlement kenyan a voté une motion pour demander le retrait du pays de la CPI

Le parlement kenyan a voté une motion pour demander le retrait du pays de la CPI

Mais selon Clément Abaifouta, président de l'association des victimes de Hissène Habré au Tchad, ce retrait serait une erreur :

« L'Afrique constitue le terrain des grandes violations des droits de l'homme. Et il se peut que les chefs d'état africains pensent qu'ils sont les représentants de Dieu. Ils tuent comme ils veulent. Ils pillent comme ils veulent. Ils violent tous les principes sacro-saints. Moi je me dis que ce serait un très mauvais départ pour les pays africains de dire qu'ils se retirent de la CPI parce qu'en fin de compte la CPI représente une épée de Damoclès sur leur tête donc ils ont certainement peur de ça. »

En attendant le vote de vendredi, l'Union africaine a demandé à la CPI de cesser les procédures pour crimes contre l'humanité visant les dirigeants du Kenya. Les députés kenyans, eux, ont déjà voté une motion réclamant le retrait de leur pays de la CPI.

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