Qui veut voter aux Européennes? | Dossier | DW | 28.05.2009
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Dossier

Qui veut voter aux Européennes?

Le taux d'abstention pourrait atteindre les 60%. Aux Pays-Bas, premier pays à voter mercredi, ce taux s'est même hissé à 63,5%

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Il s'agit d'un véritable désamour des citoyens pour ce scrutin européen, un désintérêt d’ailleurs qui se confirme d’élections en élections depuis 1979. De 40% en 1979 lors de la première élection européennes au suffrage universel, l’abstention a atteint 54,5% lors du dernier scrutin il y a cinq ans. Dimanche, ce taux pourrait atteindre les 60%. Ce qui serait bien sûr une mauvaise nouvelle pour l’Europe. Mais aussi un véritable paradoxe quand on sait que les pouvoirs du Parlement européen n’ont cessé de s’accroître depuis 1979 et qu’ils seront encore largement augmenté avec le Traité de Lisbonne.

Un paradoxe qui s’explique essentiellement par le fait que ce scrutin est en général l’occasion de régler des comptes politiques nationaux. La plupart des débats, tous pays confondus, se sont en effet focalisés sur des thématiques internes et l’Europe n’y a pas occupé une grande place.

Larmes de crocodiles

Les gouvernements européens sont d'ailleurs en partie responsables de ce désintérêt vis-à-vis du Parlement européen. C’est une autre composante de ce paradoxe qui s’explique aussi par la réticence de certains états membres à accorder trop d’importance au Parlement européen. C’est particulièrement vrai pour la France, beaucoup moins pour l’Allemagne. Mais pour résumer, le Conseil des ministres, l’autre organe législatif de l’Union européenne, reste l’hémicycle préféré des états membres, la scène politique où ils diffusent le plus facilement leur influence. L’ennui dans tout cela c’est que le Conseil des ministres n’est pas l’institution européenne la plus démocratique qui soit : ce sont des ministres qui y siègent, voire de hauts fonctionnaires, et les débats se tiennent à huis clos.

Face à cela, le Parlement européen représente de loin une véritable alternative démocratique transnationale et il serait peut-être temps que les gouvernements européens s’en rendent compte. Et qu’ils cessent de pleurer des larmes de crocodiles sur les faibles taux de participations aux élections européennes.