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Afrique

Qui va présider la Centrafrique ?

Alexandre Ferdinand Nguendet, le président du Conseil national de la transition qui assure l'intérim du pouvoir après la démission de Michel Djotodia, promet de mettre fin à l'anarchie.

Scènes de liesse à Bangui, le 10 janvier 2013, après la démission du président par intérim Michel Djotodia

Scènes de liesse à Bangui, le 10 janvier 2013, après la démission du président par intérim Michel Djotodia

Dans un discours prononcé lundi matin à l'État-major de la gendarmerie, Alexandre Ferdinand Nguendet a lancé une mise en garde aux pilleurs. Parallèlement, les soldats français de l'opération Sangaris et les éléments africains de la Misca, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine, ont intensifié leurs patrouilles pour neutraliser les bandes de pillards armés de machettes et de gourdins. D'après des témoignages, la nuit a été peu agitée et les rues de la capitale Bangui étaient animées ce lundi. Le signe d'un retour progressif au calme alors que tous les regards sont tournés vers le CNT, le Conseil national de la transition.

Bientôt une nouvelle transition

Le parlement de transition entre en session ce mardi pour doter le pays d'un nouveau président de la transition. On parle déjà d'une dizaine de candidats. À Bangui, les spéculations sur le profil du futur président vont bon train. Notre correspondant sur place, Thierry Khonde, a recueilli des réactions d'habitants :

« Pour sécuriser la RCA, il faut peut-être un militaire à la présidence de cette transition et un premier ministre de la société civile, un technocrate surtout. On n'a pas vu les hommes politiques. Peut être la société civile ou pourquoi pas un religieux ! C'est le souhait de l'homme de la rue. »

« Je ne passerais pas par 36 solutions. Il faut un religieux à la tête de l'État centrafricain. on a assez eu de politiciens qui nous ont roulés dans la farine.»

Michel Djotodia

Michel Djotodia n'a toujours pas de successeur

« Nous avons besoin d'un officier général ou d'un officier supérieur ou même un sous-officier qui a les valeurs nobles de l'armée, qui a la conscience de l'intérêt supérieur de la nation, qui sait que le pays est en crise et que nous sommes dans une situation chaotique. Il faut rebâtir la nouvelle République centrafricaine. »

« Il faudrait que ce soit quelqu'un de compétent qui puisse, je pense, non seulement afficher une certaine mentalité qui n'a pas eu de parti pris, qu'on ne voit pas un certain militantisme politique en lui lié à une période quelconque et surtout proche, parce que ça lui ôterait beaucoup d'autorité. Ça ne créerait pas les conditions de l'unanimité dont il a besoin pour pouvoir afficher son autorité. »

Le président, une figure-clef

Au sein de la société civile centrafricaine, on se préoccupe du bon déroulement de la procédure de désignation du président de la transition. Gervais Lakosso est le coordonnateur du groupe de travail de la société civile :

« Malheureusement, il y a déjà des tractations obscurantistes qui se mettent en place pour que le genre de types dont on n'a pas besoin arrive. Mais nous, qui sommes des membres du Conseil national de transition, nous qui avons cette lourde responsabilité, nous allons peser de tout notre poids pour que la personne qui sera élue, sera celui que les Centrafricains attendent. »

La session du Conseil national de transition devrait être convoquée au cours de ce lundi. Suite à l'appel lancé hier par le chef de l'armée centrafricaine, des centaines de soldats qui avaient déserté, ont commencé à rejoindre leur commandement. Des centres d'enregistrement ont été ouverts à cet effet.

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