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Vu d'Allemagne

Quelles leçons de Lampedusa ?

Les journaux commentent notamment un nouveau sauvetage de migrants en Méditerrannée. Ils reviennent aussi sur la décision du Conseil de l'Europe de priver la Russie de son droit de vote suite à l'annexion de la Crimée.

La Méditerrannée se réchauffe, de nouveaux réfugiés tentent leur chance. Les plus chanceux sont sauvés.

La Méditerrannée se réchauffe, de nouveaux réfugiés tentent leur chance. Les plus chanceux sont sauvés.

Le naufrage de Lampedusa, qui avait coûté la vie à plus de 350 migrants en octobre 2013, avait choqué les Européens, se souvient Die Welt. Et pourtant il s'est passé bien peu de choses depuis octobre. La politique en matière d'asile n'a pas été réformée, les réfugiés doivent donc toujours être accueillis par le pays dans lequel ils sont entrés sur le sol européen.

L'île sicilienne de Lampedusa est l'un des principaux points d'arrivée des migrants

L'île sicilienne de Lampedusa est l'un des principaux points d'arrivée des migrants

Ironie géographique, ce sont les pays du sud de l'Europe déjà en crise qui doivent affronter seuls l'afflux de réfugiés. Les pays relativement prospères que sont l'Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni se contentent de hausser les épaules, déplore le journal.

L'Italie se sent bien seule dans sa mission baptisée "Mare Nostrum" de sauvetage de migrants en Méditerranée, confirme la Süddeutsche Zeitung. Le journal plaide pour une répartition plus équitable de la charge des réfugiés entre tous les pays membres, selon leur nombre d'habitants et leur poids économique. Les Européens devraient se souvenir du temps où des millions d'entre eux - Allemands, Italiens ou Irlandais - étaient partis se réfugier dans d'autres pays pour ne plus avoir faim. Ils avaient été généralement accueillis avec humanité. Qu'ils accordent donc ce geste à ceux qui risquent leur vie sur des embarcations de fortune pour ne pas vendre leur âme à la "Mare Monstrum".

À propos de la décision du Conseil de l'Europe de priver la Russie de son droit de vote, la Frankfurter Allgemeine Zeitung estime qu'il s'agit une "politique symbolique". L'assemblée parlementaire de ce Conseil n'ayant aucun pouvoir législatif, la sanction des élus russes n'a donc aucun effet concret. Cela montre seulement à quel point la Russie est isolée en Europe depuis son annexion de la Crimée.

Le Conseil de l'Europe à Strasbourg

Le Conseil de l'Europe à Strasbourg

Le risque, note le journal, c'est que Moscou tourne le dos à toutes les institutions qui symbolisent les valeurs européennes. Jusqu'ici, la Russie applique, par exemple, les jugements de la Cour européenne des Droits de l'homme. Un retrait de sa part briserait le dernier rempart contre une justice arbritraire dans le pays.

La Neue Osnabrücker Zeitung déplore une nouvelle escalade diplomatique entre l'occident et la Russie. Voici maintenant le Conseil de l'Europe, une institution qui en réalité n'a rien à dire, qui ajoute son grain de sel et retire leur droit de vote aux élus russes. Cela sera-t-il le coup décisif qui fera plier Vladimir Poutine ? demande ironiquement le quotidien, avant de répondre : "c'est peu probable".

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