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Vu d'Allemagne

Quel rôle dans la Libye de l'après-Kadhafi ?

L'avenir politique de la Libye fait aujourd'hui encore la Une des grands quotidiens allemands. Les éditorialistes s'interrogent notamment sur le rôle que doit jouer l'Allemagne dans le pays.

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« Mieux s'y prendre qu'à Bagdad » : le titre de die Tageszeitung est éloquent. La Libye est entrée dans l'après-Kadhafi au plus tard au moment où les rebelles ont pris son QG. Une bonne nouvelle pour le pays évidemment, mais aussi pour l'Otan, sans qui Tripoli ne serait jamais tombé aussi vite. Les occidentaux ont désormais l'énorme responsabilité d'exiger la fin des combats et de tout faire pour que la transition vers un ordre nouveau se fasse de la manière la plus ordonnée possible. Il faut notamment motiver les derniers partisans de Mouammar Kadhafi à capituler définitivement en leur donnnant des perspectives dans un futur régime, mais aussi en évitant tout acte de vengeance. L'Irak et l'Afghanistan ont montré de manière dramatique ce qui arrive lorsque cette démarche échoue : dans ces deux pays, le sang continue de couler jusqu'à aujourd'hui.

Deutschland Außenminister Guido Westerwelle zu Sanktionen gegen Libyen Pressekonferenz in Berlin

En mars, l'Allemagne s'est abstenue lors du vote de la résolution 1973 du Conseil de sécurité autorisant le recours à la force pour protéger les civils libyens

La Frankfurter Allgemeine Zeitung revient, elle, sur les déclarations de Guido Westerwelle qui persiste et signe : si c'était à refaire, l'Allemagne ne participerait pas à une intervention militaire en Libye. Autrement dit, poursuit le journal, l'Allemagne ne soutiendrait pas ses alliés, l'Allemagne préfère s'isoler et ne pas contribuer à la chute d'un dictateur. En revanche, quand il s'agit de donner des conseils sur la démocratie, elle refait surface.

La Süddeutsche Zeitung remarque, elle aussi, que plus on se rapproche de la fin du régime Kadhafi, plus Guido Westerwelle se met à parler. Il déplore le nombre élevé des victimes, il s'inquiète du fait que le Guide libyen soit toujours introuvable. En revanche, pas un mot pour l'intervention de l'Otan. Il faut que les Allemands se positionnent plus clairement sur la scène internationale, conclut le quotidien. Leurs alliés ont le droit de savoir s'il pourront à l'avenir compter sur Berlin.

Pour finir, un article toujours dans la Süddeutsche concernant le statut de réfugiés dits "tolérés". Ils sont près de 90.000 en Allemagne. Ce statut, ils l'ont le plus souvent depuis plusieurs années. Jusqu'ici, la classe politique n'a pas voulu s'atteler sérieusement au problème. Mais ce jeu avec le droit de séjour doit cesser. Il faut que les "réfugiés tolérés" puissent vivre de leur travail, sur le long terme. Et pour cela, les entreprises doivent pouvoir les embaucher sans craindre qu'ils soient expulsés le lendemain.

Auteur : Konstanze von Kotze
Edition : Sébastien Martineau

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